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Quand les « gros bras » du Cac 40 résistent à Apple

Quand les « gros bras » du Cac 40 résistent à Apple

La Bourse de Paris est parvenue à grappiller encore un peu de terrain mercredi (+0,16% à 5.217,59 points) grâce à ses poids lourds, malgré une tendance très hésitante à Wall Street, où le géant Apple, présent dans tous les indices, a pesé.

Qu’elle a été dure à acquérir cette nouvelle séance de hausse – certes minime – à Paris ce mercredi. Une performance que l’on doit aux « gros bras » du Cac 40, c’est-à-dire les plus grosses capitalisations de la place, et, pour une fois, sans l’aide de Wall Street, freinée au contraire, elle, par son ténor Apple, dont la « keynote » de la veille a laissé les opérateurs sur leur faim.
En clôture, le Cac 40 parvient à grignoter 0,16%, à 5.217,59 points, dans un volume de 3,47 milliards d’euros. Et parmi les hausses du jour à l’origine de cette résistance du Cac 40, on ne manquera pas de citer les principales capitalisations de la place que sont Schneider Electric (n° 11), après un relèvement de recommandation d’Oddo BHF, passé à l’achat, LVMH (n°1), Vinci (n°8), BNP Paribas (n°5), Axa (n°6) et Total (n°2). C’est bien assez pour terminer dans le vert et compenser la quasi-stabilité de L’Oréal (n°4) et le repli symbolique de Sanofi (n°3).

Chute des réserves d’essence aux Etats-Unis

Assez également pour ne pas être tenté d’essuyer quelques prises de profits, comme c’est le cas à Wall Street, après l’accueil mitigé des nouveautés présentées par Apple (sans réelle surprise il faut cependant l’avouer après les fuites divulguées depuis quelques jours). Logique également, après une envolée de 40% de l’action depuis le début de l’année. A New York, le titre de la marque à la pomme recule de 1,2%.
Et voilà bien pour cette séance, où le Cac 40 est très longtemps resté autour de ses marques de la veille, 16 points seulement séparant le plus haut du plus bas de la matinée. Les statistiques hebdomadaires de pétrole publiées aux Etats-Unis n’ont rien changé à l’affaire, le Brent de la Mer du nord continuant de flirter avec la barre des 55 dollars (54,59 en fin de session européenne). Les réserves de pétrole brut ont augmenté de 5,88 millions de barils aux Etats-Unis durant la semaine achevée au 8 septembre, soit un peu plus que les 4,39 millions anticipés par le consensus. Mais les réserves d’essence ont chuté de 8,42 millions, bien plus que le recul de 1,49 million attendu.

Les banques centrales sous surveillance

Pas plus que les prix à la production aux Etats-Unis, qui n’ont il est vrai signalé aucune poussée de l’inflation. Leur léger rebond a en effet été moins marqué qu’espéré en août (+0,2% en global et +0,1% hors alimentation et énergie, contre respectivement +0,3% et +0,2% attendus). Pas de quoi inciter la Fed à accélérer le rythme de ses hausses de taux… La prudence a également été de mise à la veille des décisions monétaires de la Banque d’Angleterre (BoE) et de la Banque nationale suisse (BNS).
« Les banques centrales vont se montrer prudentes (…), indiquent les économistes de Citigroup dans une note citée par Bloomberg. Il existe, selon nous, un risque non négligeable que le mouvement de ‘tapering’ en cours à travers le monde entraîne une correction des prix des principaux actifs », ajoutent-t-ils en indiquant que de nombreux actifs sont exposés.

Eramet décroche, Schneider et Vivendi recommandés

Côté valeurs, Eramet a chuté. UniCredit et Intesa Sanpaolo ont annoncé avoir bouclé le placement de la totalité de leurs titres dans le groupe minier français, représentant 11,2% du capital libellé en actions ordinaires. Les deux banques italiennes précisent que le placement s’est fait au prix de 57 euros par titre, soit une décote de 10,3% par rapport au cours de clôture d’hier.
Plus forte baisse du Cac 40, Essilor a pâti des craintes de blocage du projet de fusion avec l’italien Luxottica à la suite des informations relayées par Reuters lundi et selon lesquelles la Commission européenne s’apprête à faire part de ses inquiétudes au sujet de ce rapprochement.

Parmi les notes d’analystes, UBS est passé de « neutre » à « achat » sur Vivendi, plus forte hausse du Cac 40 ce mercredi.

DL
investir.lesechos

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