mardi 22 septembre 2020
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Quel avenir pour le pétrole?

Quel avenir pour le pétrole?

Monde d’avant, monde d’après… Qu’est-ce qui va ou qu’est-ce qui peut changer pour la reine des matières premières, à savoir le pétrole et ceux qui le produisent ? A l’heure où la crise frappe le secteur pétrolier, les grandes compagnies vont-elles changer de modèle ?

Dans le monde d’avant, le pétrole était le carburant de l’économie. Dans le monde d’après, il risque fort de le rester encore longtemps. C’est en tous cas le souhait des pays producteurs qui dépendent de l’or noir, c’est aussi celui des grandes compagnies pétrolières mondiales, les fameuses « majors ». Aramco, Chevron, ExxonMobil, BP et Total pour n’en citer que quelques-unes.

Avant le confinement, le monde consommait 100 millions de barils par jour. Ce chiffre est tombé à 72 millions en avril dernier, selon le cabinet Rystad Energy. Résultat : les cours du pétrole se sont effondrés et les compagnies pétrolières ne font plus de bénéfices, elles doivent baisser leur train de vie. Pour autant, prédisent les spécialistes, personne ne va mourir, hormis, peut-être, quelques petites compagnies texanes devenues non rentables. Car les majors sont essentielles à l’économie mondiale, to big to fail, trop grosses pour tomber. Ce qui n’empêche pas les pétroliers de réfléchir à leur avenir, c’est-à-dire à leurs profits futurs.

Gagner de l’argent avec l’essence et le diesel ne suffit plus quand le prix du baril est si bas. Il faut trouver d’autres sources de revenus. Depuis quelques années, les compagnies chinoises se tournent vers la pétrochimie et les plastiques, secteur à plus forte valeur ajoutée. En France, Total, prend une autre route et annonce vouloir doubler d’ici dix ans ses investissements dans les énergies renouvelables, le solaire et l’éolien. Ça tombe bien, car la transition énergétique des économies a commencé. D’ici trente ans, prédit le PDG de Total, les voitures européennes seront en majorité électriques.

Reste que d’ici là, la principale source de profit de l’industrie pétrolière restera la vente d’essence et de diesel, brûlés dans les moteurs thermiques. Si les pétroliers sauront s’adapter pour conserver leurs profits, ce ne seront pas eux qui prendront les devants pour changer le monde et encore moins pour rompre l’addiction de la planète à l’or noir.

rfi

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