lundi 21 septembre 2020
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QUELLE SERA LA PLACE DE L’AFRIQUE DANS LA NOUVELLE CARTE MONDIALE APRES LE COVID-19 ?

QUELLE SERA LA PLACE DE L’AFRIQUE DANS LA NOUVELLE CARTE MONDIALE APRES LE COVID-19 ?

L’Afrique berceau de l’humanité doit se tenir debout, s’imposer devant la scène internationale par sa capacité de résilience, faire valoir son savoir-faire, forcer son indépendance économique.

L’Afrique berceau de l’humanité doit se tenir debout, s’imposer devant la scène internationale par sa capacité de résilience, faire valoir son savoir-faire, forcer son indépendance économique. L’Afrique est appelée plus que jamais à prendre conscience et se redresser pour déjouer les complots, ourdis par les autres, enrobés de déclarations trompeuses de solidarité mais toujours dans l’intention sournoise de la maintenir et de la figer dans le gouffre de la misère.

Les africains doivent cesser de copier les situations des autres. Ils sont appelés à créer leur propre stratégie de sortie de crise et de développement. Il est regrettable et paradoxale, après soixante ans d’indépendance ‘’avortée’’, que nos intellectuelles, nos universitaires, nos leadeurs politiques avalisent aveuglement tout ce qui se passe ailleurs. Nous sommes servis, souvent, un discours vide de sa substance et de sa quintessence africaine qui nous revoit toujours à épouser l’idée des autres nations. Nos oreilles n’entendent que dire ‘’tel pays européen fait ou a fait cela’’ ou ‘’tel pays arabe a déclaré telle et telle chose’’ si comme sous sommes figés à dépendre totalement aux autres autant politique, économique et social que du dogme  religieux. Le COVID-19 n’est pas la première pandémie dans laquelle l’humanité a survécu depuis 3,5 millions, date de son apparition sur la terre, et ne sera la dernière. La riposte africaine contre cette pandémie est généralement une copie conforme de ce que font les autres en l’occurrence du point de vue religieux. Il suffit qu’un pays arabe ou musulman ferme ses mosquées pour que nous fermions les nôtres. Il fallait ouvrir une concertation large entre les gouvernements et les autorités religieuses ; marabouts, Associations islamiques et islamologues avertis pour trouver un consensus avant de prendre la décision de mettre les lieux de culte sous scellé.

Les marchés, les banques, certains lieux publiques, les moyens de transport sont autorisés à fonctionner si les conditions d’hygiène et comportementales sont respectées comme le lavage des mains, le port de marques, la distanciation alors qu’on interdit aux fidèles de faire les mêmes pratiques dans les lieux de culte. Le destin commun de l’humanité Compte tenu du destin commun de l’humanité sur le plan économique et environnemental, le monde est interpellé pour asseoir une solidarité nationale et internationale.

La récession inévitable de l’économie mondiale provoquerait une crise grave dans les pays à faible revenu. Cette situation viendrait alors s’ajouter à la crise environnementale aigue due au non-respect, par certains pays industrialisés, des recommandations sorties des Conférences connues sous le vocable ‘’COP’’ qui recommande à ces états de limiter à 2°C le réchauffement planétaire qui prévalait dans le monde en 1850 à fin d’espérer à limiter l’augmentation généralisée des températures à 1,5°C)..

Certes, la décision prise par le G20 de suspendre pour un an le paiement des dettes de 76 pays dont 40 africains est salutaire mais elle est insuffisante ; il faut aller plus loin en les effaçant purement et simplement comme le demande pertinemment le Président Macky Sall, afin que l’humanité toute entière puisse jouir des richesses de ce monde suivant un partage équitable. Il faut définir un cadre moral et éthique autour de la conceptualisation du nouvel ordre mondial poste COVID-19 pour ne laisser personne en rade à cause de sa race, son origine, sa culture, son appartenance ethnique, ses convictions religieuses et son sexe.

L’Afrique est appelée plus que jamais à prendre son destin en main par différents moyens :

•Bâtir une économique solide, solidaire, homogène, résiliente basée sur les richesses nationales et continentales ; •Renforcer la coopération et impulser les échanges économiques et commerciaux et interafricains

•Asseoir une volonté politique en vue de promouvoir l’industrialisation continentale fondée sur la transformation de ses ressources naturelles ;

•Propulser l’agriculture et l’agrobusiness en veillant à la promotion de la consommation des produits locaux nationaux et africains.

• Autofinancer les projets d’envergure continentale.

•Favoriser la formation des jeunes dans la Science et la Technologie pour consolider leur employabilité. •Ecouter, avant la prise de décisions, l’avis des Scientifiques, des intellectuels, des penseurs et des Hommes avertis nationaux et continentaux.

•Favoriser l’éclosion des énergies intellectuelles continentales dormantes.

•Combattre la corruption, le gaspillage, la tyrannie, l’injustice, le népotisme, le tribalisme et le régionalisme. •Réveiller la conscience collective aux valeurs de l’homme noir.

En vérité, l’humanité traverse une épreuve rude qui menace sa survie. Elle sera d’autant plus grave si les Etats pauvres en l’occurrence africains n’arrivent pas à mutualiser leurs stratégies et leurs synergies pour profiter de l’allègement de leurs dettes publiques, pendant un an, et la création d’un fonds additionnel en vue d’impulser leur économie par la maitrise des services de la dette et la création des richesses.

Dr El hadji Ibrahima Thiam

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