jeudi 12 décembre 2019
Accueil / Développement / « Redéfinir l’agriculture en valorisant le producteur est notre sacerdoce »

« Redéfinir l’agriculture en valorisant le producteur est notre sacerdoce »

« Redéfinir l’agriculture en valorisant le producteur est notre sacerdoce »
En Afrique, terre propice à l’agriculture, émergent localement des initiatives pour le développement et la transformation agricole. Des modèles qui allient innovation, résilience et inclusion pour mieux exploiter le potentiel local ou régional. La Tribune Afrique vous fait découvrir Namirembe Offsprings Ltd, une société d’agri-business, spécialisée dans la production, la transformation et l’exportation de céréales en Ouganda, fondée et dirigée par Irina Nansubuga.

Faire de l’agriculture moderne un pilier de notre économie. C’est l’objectif affiché de la société Namirembe Springs Ltd. Au cours de l’Afrique de l’Est, en Ouganda à Nagalama dans le district de Mukona au niveau de la région centrale ougandaise, se dresse la société agricole Namirembe offsprings limited. Une entreprise spécialisée dans l’exploitation, la transformation, et la commercialisation des céréales notamment du maïs, du mil, du sorgho, ainsi que des graines de soja et de tournesol. Fondée et dirigée par l’ougandaise Irina Nansubuga la société vise à exporter une grande partie de sa production vers les pays voisins dont l’Ethiopie, le Kenya, la RDC, le Sud Soudan et la Tanzanie. Par ce mécanisme, une partie des produits des fermes Namirembe et de ses agriculteurs partenaires sont exportés, créant un grand marché pour les produits des agriculteurs partenaire du réseau de la société.

Considéré comme l’un des greniers de l’Afrique de l’Est, le pays est peu consommateur de ces produits plus prisés au niveau de pays voisins. « Nos voisins consomment plus de maïs que nous n’en consommons dans notre alimentation de base. (…). Le soja est essentiellement utilisé dans l’industrie des aliments pour bétails », a déclaré Irina Nansubuga. Néanmoins, face à la demande croissance en Afrique de ce type de produits alimentaires, l’instigatrice de Namirembe y voit l’occasion de développer une gamme de produits de qualité à commercialiser localement et au niveau régional, mais aussi de contribuer à l’autosuffisance et à lutte contre la malnutrition en Afrique. « Avant tout en tant que mère africaine, je dois dire que ces céréales sont des sources alimentaires nutritives, saines et riches pour les nourrissons, les mères allaitantes et les adultes malades », rappelle la directrice de Namirembe offsprings Ltd.

Une entreprise sociale

La société agricole s’est aussi dotée la mission de contribuer à revaloriser l’agriculteur. Namirembe veut participer à la lutte contre l’extrême pauvreté avec l’objectif de permettre à 1 millions d’agriculteurs de vivre en dessus de 2 dollars par jour, en Afrique. Des objectifs réalisables estime la directrice générale de la société grâce à une promotion des bonnes pratiques agricoles, des technologies modernes et rentables ainsi que l’amélioration des revenus des producteurs et la hausse des rendements par superficie. Pour ce faire, Namirembe offsprings, qui se définit comme une entreprise sociale, propose à ses partenaires agriculteurs des prêts d’amorçage, des intrants agricoles subventionnées et des formation sur les bonnes pratiques agricoles, ainsi que le rachat de leur production. La société rachète des graines oléagineuses et d’autres céréales, comme le maïs à son réseau d’agriculteurs partenaires ou externes pour le revendre à des entreprises. « Ce faisant, nous créons un marché prêt pour les produits de nos agriculteurs », explique la Dg qui insiste sur les débouchés et les tarifs avantageux ouverts aux partenaires.

« Pour moi, un entrepreneur social signifie une personne qui investit dans des projets qui impliquent ou travaillent de pair avec la communauté. Par exemple, des programmes de sous-traitants comme celui que j’ai mentionné ci-dessus », nous précise Erina Nansubuga.

Pour exécuter son programme, l’entreprise compte notamment sur des unités de production dans trois régions de l’Ouganda employant près de 1500 personnes, auxquels se joignent d’autres saisonniers pour chaque campagne. Dans sa seconde phase de développement, la société agricole ougandaise vise deux marchés à savoir l’Afrique du nord, les pays d’Afrique australe et l’exportation vers l’Europe. Elle s’est de ce fait mise à produire des cultures pour les graines oléagineuses comme le tournesol et le soja, en développant notamment des fermes modernes dans les districts de Nwoya et d’Iganga, dédiées à la culture du soja. Après 7 ans de présence « la société a parcouru plusieurs kilomètres, ses réalisations et sa contribution au développement agricole en Ouganda sont palpables » a expliqué sa directrice qui insiste sur la nécessité de soutenir davantage les femmes entrepreneures.

Maimouna Dia
afrique.latribune

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Champs obligatoires marqués par *

*

Aller en haut