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Réhabilitation du chemin de fer Abidjan Ouaga-Kaya : Interview du PDG du Groupe Bolloré Railways, Eric Melet

Réhabilitation du chemin de fer Abidjan Ouaga-Kaya : Interview du PDG du Groupe Bolloré Railways, Eric Melet

 

Présent à Ouagadougou au Burkina Faso dans le cadre du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso les 17 et 18 juillet 2017, le Président Directeur Général (PDG) du Groupe Bolloré Railways, Eric Melet donne explique dans l’entretien qui suit les termes à propos du contrat de réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouaga-Kaya prolongement Tambao d’un coût de quatre cent millions de d’Euros (262 milliards de FCFA).

 

Après plusieurs années de discussion votre Groupe vient de signer un contrat de réhabilitation du chemin de Fer Abidjan-Ouaga-Kaya prolongement Tambao. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

 

Eric Melet

C’est réellement une nouvelle page qui tourne pour Sitarail. Et pour le Groupe Bolloré, cela est l’illustration très claire de la stratégie du groupe qui s’investie dans les ports et points d’entrée des marchandises et qui poursuit son investissement et son développement dans sa stratégie de modernisation logistiques du continent africain via les routes et les chemins de fer. Ce, pour atteindre les points d’origines et de destinations des marchandises. Bien sûr vous savez qu’en matière de chemin de fer c’est aussi la modernisation des gars qui un axe de développement très important pour les populations. C’est un plan qui s’inscrit sur du long terme avec des réalisations majeurs sur du courts terme avec comme je le disais un investissement de plus de 230 millions d’Euros. Pour le groupe Bolloré c’est très important et c’est une fois de plus l’illustration de notre stratégie qui est d’être un des moteurs de la transformation logistique du continent africain qui permet aussi d’améliorer la fluidité des marchandises la circulation des populations et d’apporter du développement durable dans la croissance économique dans les villes africaines qui sont traversées par les marchandises et par les personnes.

 

Les travaux débutent déjà le 15 septembre 2017. Pas trop tôt ?

 

Ça commence très vite effectivement puisque les travaux vont démarrer dès le 15 septembre. Les commandes de nouveaux matériels également ainsi que de nouvelles locomotives .Vous le savez, ce sont de nouveaux investissements importants. Du matériel neuf qui doit être planifié et en construction. Donc cela va démarrer très rapidement grâce aux équipes de Sitarail par ce qu’il ne faut pas oublier que Sitarail est une grande entreprise qui a plus de 2000 salariés, des chemineaux qui s’intéressent à leur métier donc c’est une bonne nouvelle pour eux aussi qui travaillent depuis si longtemps à maintenir et à développer le chemin de fer entre la côte d’ivoire et le Burkina Faso.

 

C’est un contrat de partenariat sous le format PPP. Alors il va durer pendant combien d’ans d’exploitation ?

 

C’est un partenaire public privé avec une convention de concession révisée qui allonge la durée et qui permet d’inscrire les investissements dans le long terme comme cela a été rappelé au cours du Traité d’Amitié et de Coopération. Le programme complet d’investissement est un programme estimé à plus de quatre cent millions d’euros qui couvrent à la fois la voie du chemin de fer et les matériels remorqués. Bien sûr ce sont des contrats qui ne peuvent fonctionner que sur du long terme et ce sont aussi des contrats qui fonctionnent bien que si les objectifs des deux Etats sont partagés avec le partenaire privé ce qui a été le cas pour ce qui nous concerne. C’est pourquoi des yeux d’observateurs extérieurs certains ont pu penser que toute cette préparation et toute cette négociation ont pu durer longtemps. C’est le seul et bon moyen de faire en sorte que les stratégies, les objectifs, les moyens, les durées, soient bien alignés entre les états et le partenaire privé.

 

Qu’en ait il du sujet Tambao où l’on sait qu’il y à des problèmes entre le groupe Bolloré et le groupe Timis ?

Ce qui est important c’est que ce chemin de fer va permettre dans les quatre années qui viennent de transporter un million de tonnes de minerais et comme vous vous en doutez, le million de tonne supplémentaire plus arrivera le chemin de fer mieux ce sera à la fois pour le chemin de fer et la population. Donc tous ce qui permettra d’augmenter le volume à transporter sur le corridor entre la Côte d’ivoire et le Burkina est une bonne chose.

Entretien retranscrit Balguissa Sawadogo

 

Balguissa Sawadogo

Ecodafrik.com

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