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Renault et PSA intéressés par le malaisien Proton ?

Renault et PSA intéressés par le malaisien Proton ?

La marque automobile malaisienne Proton est à la recherche d’un partenaire industriel pour sortir d’une mauvaise passe. La presse locale évoque des discussions entre le gouvernement malaisien et les deux constructeurs automobiles français. La Malaisie représente un marché de 600.000 voitures par an.

Le sort de Proton préoccupe toute la Malaisie. Le gouvernement a promis de soutenir le constructeur automobile national mais à condition que celui-ci noue un partenariat stratégique. D’après des rumeurs de presse, les groupes français PSA et Renault auraient entamé d’intenses discussions avec Kuala Lumpur. Le gouvernement malaisien est prêt à avancer plus de 300 millions d’euros pour relancer le constructeur fondé en 1983.

Aucune information n’a cependant filtré sur la nature de ce partenariat (prise de participation…). Le gouvernement poursuit des objectifs industriels pour acquérir de nouvelles technologies et ouvrir la marque à l’étranger. En juin 2015, Proton a signé un accord avec le groupe japonais Suzuki qui doit lui fournir des Ertiga.

Un gros actionnaire de Proton racheté par Nissan

Le groupe est actuellement détenu à 31% par la puissance publique qui agit à travers le fonds Khazanah Nasional Berhad. Le groupe japonais Mitsubishi est également actionnaire, à hauteur de 16%. Une aubaine pour le groupe Renault puisque le constructeur nippon est en train de tomber dans l’escarcelle de Nissan, allié du français, à la faveur d’un scandale de triche sur les émissions de polluants.

La Malaisie a beau être un des pays les moins peuplés d’Asie du Sud-Est avec 30 millions d’habitants, il n’en reste pas moins un des plus gros marchés automobile après l’Indonésie et la Thaïlande, avec 630.000 immatriculations en 2012. Les marques locales (Proton et Perodua) détiennent 47% du marché national. Jusqu’ici, ces deux marques bénéficiaient de barrières douanières qui établissaient une taxe de 30% à l’importation. Cette taxe doit disparaitre en 2016 pour les voitures japonaises, tandis que celles construites en Australie seront progressivement réduites avant de disparaitre.

latribune.fr

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