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Renault-Nissan attend de grands bénéfices de son alliance élargie à Mitsubishi et AvtoVaz

Renault-Nissan attend de grands bénéfices de son alliance élargie à Mitsubishi et AvtoVaz

Dans un entretien accordé à AUTOMOTIVE NEWS EUROPE (23/4/17), Jérémie Papin, chargé du développement stratégique de Renault, détaille les avantages que l’Alliance Renault-Nissan aura à travailler avec ses nouveaux partenaires, Mitsubishi et AvtoVaz. « Pour être un groupe mondial, il faut avoir une gamme complète de SUV, de berlines et de breaks, ainsi que tous les types de motorisations afin d’être pertinents sur de nombreux marchés. Ainsi, quand des entreprises plus petites comme AvtoVaz et ses 300 000 unités, ou Mitsubishi avec 900 000 unités, rejoignent l’Alliance, nous pouvons mettre à leur disposition des plateformes et des technologies qui sont appropriées pour elles. Si nous les mettons sur nos plateformes, nous pouvons aller voir un fournisseur et dire, nous ne demandons plus 100 000 ou 200 000 pièces, mais 400 000 », explique-t-il.

Pour Renault, cette nouvelle alliance signifie qu’il joue au-dessus de sa catégorie. « Nous avons une gamme complète de véhicules de loisir, nous avons des véhicules électriques, nous avons des moteurs diesel solides, nous avons tout un ensemble de moteurs à essence. Nous avons augmenté notre part de marché en Europe, nous avons augmenté notre part de marché en Russie en dépit du recul du marché. Nous sommes le groupe qui gagne des parts de marché en Inde le plus rapidement », souligne M. Papin. « En Chine, nous sommes passés de la construction d’une usine au lancement des premières voitures en deux ans. Il n’y a aucune autre entreprise de cette taille qui ait fait autant au cours des dernières années. La seule raison qui a rendu cela possible est que les coûts ont été partagés avec Nissan », ajoute-t-il.

M. Papin indique par ailleurs que le pourcentage de pièces en commun au sein de l’Alliance est passé de moins de 10 % du coût d’un véhicule il y a cinq ans à environ 60 % actuellement, mais il souligne qu’il sera difficile de passer à plus de 70 % sans prendre le risque que les produits des différentes marques se ressemblent.

Enfin, le responsable du développement stratégique de Renault explique que l’avenir du constructeur consiste davantage à réussir sur les marchés où il a démarré des activités qu’à en ouvrir de nouveaux. « Notre priorité absolue est de réussir et de prendre des parts de marché en Chine. La Chine est un marché de 27 à 28 millions d’unités. Nous y avons vendu 35 000 véhicules l’an dernier. C’est une pure, pure opportunité de croissance », déclare-t-il. « L’Inde devrait devenir le troisième plus gros marché automobile mondial. Nous prévoyons de consolider notre succès et de nourrir nos concessionnaires avec plus de modèles compétitifs et attractifs. La Kwid est un succès là-bas », ajoute-t-il. « Nous avons une présence solide de la marque Renault en Russie et au Brésil. Nous ne voyons pas pourquoi nous ne bénéficierions pas de la reprise attendue de ces marchés, étant donné où ils en sont dans leurs cycles », souligne-t-il encore.

ccfa.fr

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