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Renault s’enlise dans un mini-scandale d’irrégularités sur le contrôle des Nox

Renault s’enlise dans un mini-scandale d’irrégularités sur le contrôle des Nox

La DGCCRF a jugé que son enquête sur des irrégularités à la législation anti-pollution concernant Renault était assez documentée pour la transmettre à la justice. Le constructeur affiche sa sérénité et assure avoir toujours respecté la législation.

Renault malmené à domicile… Le groupe automobile français semble s’empêtrer dans un mini-scandale sur ses moteurs diesels. Mercredi, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a indiqué avoir transmis au parquet de Nanterre les conclusions de son enquête sur les émissions polluantes des véhicules diesel de la marque Renault. Cette enquête s’est notamment focalisée sur les émissions d’oxydes d’azotes, les fameux Nox.

Perquisitions et auditions à l’appui

La DGCCRF explique avoir relevé des irrégularités dans les engagements et obligations du constructeur automobile, concernant ses moteurs diesels. Elle s’appuie sur “l’analyse des documents saisis au cours d’une perquisition dans les locaux du constructeur et sur l’audition de représentants de l’entreprise”, d’après un communiqué du ministère de l’économie où siège la DGCCRF. En avril, le groupe automobile français avait également été épinglé par le ministère allemand des transports sur un défaut de filtration des polluants notamment à basse température.

De son côté, Renault a déclaré qu’il “ferait valoir ses droits pour défendre l’intérêt social de l’entreprise, ses salariés et ses actionnaires”. Le groupe estime qu’il “respecte la législation française et européenne”. “Les véhicules Renault ont tous et toujours été homologués conformément à la loi et aux réglementations. Ils sont conformes aux normes en vigueur” et “ne sont pas équipés de logiciels de fraude aux dispositifs de dépollution”, a assuré le groupe.

Le groupe automobile français a beau se défendre, il n’en reste pas moins qu’il a été également épinglé par la commission d’experts indépendants mis en place par Ségolène Royal, la ministre de l’environnement, suite au scandale des moteurs truqués du groupe Volkswagen. Cette commission a relevé, notamment sur le Renault Captur, d’importants et anormaux écarts entre les émissions de Nox en situation réelle et ceux annoncés en laboratoire.
Un EGR mal calibré et un Noxtrap peu efficace…

Renault avait alors reconnu un problème de calibrage de son EGR, le système de recirculation des gaz dans le moteur pour y être brûlé. Le groupe avait en fait identifié le problème quelques mois auparavant et avait mis en œuvre des mesures de rectification. Le groupe avait également annoncé qu’il renonçait au NoxTrap, un système réputé moins efficace que le SCR, surtout en situation de conduite réelle. Le SCR a été largement privilégié par PSA, qui ne manque jamais une occasion de le rappeler. Le groupe emmené par Carlos Tavares n’a toutefois pas échappé à une visite de perquisition de la DGCCRF en avril, sans pour autant avoir été inquiété par la suite.

De source citée par l’AFP, il semblerait que la DGCCRF enquête également sur d’autres constructeurs automobiles. Pour la Commission Royal, constituée à la suite du scandale Volkswagen, il n’est pas à exclure que d’autres marques ait eu recours à des logiciels de triche, mais sans avoir été en mesure de les identifier…

latribune

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