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Rencontre avec Nicole Sulu, fondatrice du réseau Makutano

Rencontre avec Nicole Sulu, fondatrice du réseau Makutano

La troisième édition du business meeting « Makutano » se tiendra à Kinshasa du 15 au 17 septembre 2017. Sa fondatrice, Nicole Sulu, a entrepris une tournée de mobilisation de la diaspora à cet effet. Forbes Afrique l’a rencontrée lors de son passage à Bruxelles.

Quel était le but de votre séjour à Bruxelles ?

Nicole Sulu : La Belgique est une ancienne métropole de la RDC et j’y ai passé une grande partie de ma jeunesse. Elle constitue par conséquent mon premier réseau relationnel et c’est tout naturellement que j’éprouve un intérêt particulier à y bâtir les premiers fondements du « Makutano » à l’étranger.

Quel message avez-vous adressé à cette diaspora ?

Nicole Sulu : Le message était simple : le Congo a besoin des compétences de sa diaspora. Le Congo à un potentiel de richesse incommensurable et sollicite l’expertise et la contribution de ses fils et ses filles pour être transformé en réelle richesse pour tous.

Cette année, la troisième édition du « Makutano » devrait avoir comme invité d’honneur l’entrepreneur nigérian Tony Elumelu. Pourquoi le choix de ce dernier ?

Nicole Sulu : L’histoire du Makutano part d’une passion du Congo, une passion de l’Afrique. C’était ainsi une évidence de penser à Tony Elumelu, un africain qui investit dans la jeunesse africaine. Il croit en l’Afrique. C’est naturellement donc que nous nous sommes tournés vers lui. Grâce au succès des précédentes éditions et de son écoute, il nous a fait l’honneur d’écouter le projet « Makutano », de pouvoir en parler et de l’encourager.

Quel sera le thème du prochain « Makutano ». Prévoyez-vous des innovations ?

Nicole Sulu : L’industrialisation. Cette dernière est une condition sine qua none pour le développement du Congo. C’est le passage obligé pour la création d’emplois et l’émergence d’une classe moyenne. Cette année, nous remettrons également 5 prix : le prix « Makutano » de la diaspora qui récompense un membre de la diaspora ayant le mieux réussi son retour au pays ; le prix du full parcours local, le prix du Congolais qui a le meilleur rayonnement international ; le prix de l’entreprise qui répond au mieux aux valeurs « Makutano » (Bonne gouvernance, RSE) et enfin le prix de la femme entrepreneure de la RDC.

Comment évaluez-vous les deux premières éditions ?

Nicole Sulu : Nous évaluons positivement les deux premières éditions. D’abord par le nombre croissant des participants (de 40 à 300 à la deuxième édition) et ensuite par les opportunités d’affaires conclues depuis la dernière édition. Le réseau « Makutano » est en train de monter en puissance. Il faut rappeler que les deux premières éditions se sont déroulées au cours de la même année…

Quelles sont les retombées des deux premières éditions en termes de business ?

Nicole Sulu : La deuxième édition du « Makutano » s’est terminée en septembre. Et de septembre au mois de mars, presque 170 opportunités d’affaires ont été conclues. Ce sont les participants eux-mêmes qui témoignent. Pour nos sponsors, une large visibilité a été assurée de manière à mieux faire connaitre les produits et services dans le pays ainsi qu’à l’international. Le projet lui-même, qui ne cesse de monter en puissance, se fait connaitre comme une véritable plateforme de mise en relation.

Pour la troisième édition, vous attendez combien de participants ?
Nicole Sulu : A chaque fois, nous sommes surpris. Nous nous attendions à 40 personnes pour la première édition, nous en avons eu 150. La deuxième édition, on s’est dit qu’on en aurait 200, mais il y a eu 300 participants, en dehors des 60 que l’on a dû refuser faute de place. Pour la troisième édition, nous attendons au moins 500 participants. Les demandes sont là et elles arrivent plus tôt que lors des deux précédentes éditions. Un signe évident de notre visibilité grandissante.

forbesafrique

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