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Résultats contrastés pour les filiales africaines de Standard Bank, Barclays Africa et Nedbank en 2016

Résultats contrastés pour les filiales africaines de Standard Bank, Barclays Africa et Nedbank en 2016

Les performances en 2016 de Standard Bank, Nedbank et Barclays Africa, trois grands groupes bancaires panafricains cotés sur le Johannesburg Stock Exchange, et qui ont déjà publié leurs résultats annuels, ont diversement été impactés par leurs opérations en Afrique hors Afrique du sud, notamment au Nigéria et au Mozambique, cités comme des « points critiques ».

Chez Standard Bank, l’Afrique, hors Afrique du sud, a contribué à 25% à ses revenus globaux. Mais la région a contribué dans l’alourdissement du ratio des créances douteuses, principalement sur les opérations au Nigéria et au Mozambique. Le groupe indique que ces provisions ont augmenté, aussi bien pour les services de banque d’entreprise et d’investissement, que pour ceux de banque d’affaires et commerciale.

Chez Barclays Africa qui est présent dans une dizaine de pays, hors de l’Afrique du sud, on apprend que la région a contribué au résultat d’exploitation à hauteur de 2,8 milliards de rands, en hausse de 17% comparé à celui de 2015. Toutefois, le groupe explique que la croissance économique des marchés où il est présent dans cette région, a ralenti à son niveau le plus faible depuis 2002, constituant un vent contraire pour son exploitation. « Ces économies ont été affectées par des conditions de liquidité plus strictes, la faiblesse des prix des matières premières ayant touché les comptes courants (position financière extérieure des pays) et les recettes fiscales », a fait savoir Barclays Africa commentant cette situation. Dans un tel contexte, le volume des prêts accordés par Barclays Africa dans le cadre de ses activités de banque de détail et commercial a baissé de 11% à 40 milliards de rands. Par ailleurs, la contribution des dépôts collectés dans le cadre de la banque d’entreprise et des investissements a chuté dans la région, de 20%, en raison d’un rand plus fort et de faible flux de cash en provenance de la clientèle. Au final toutefois, la contribution au résultat net est ressortie positive et en hausse.

Chez Nedbank enfin, la présence africaine hors Afrique du sud est largement dominée par sa participation à près de 21% dans le capital d’Ecobank Transnational Incorporated, la holding togolaise, parente du groupe bancaire Ecobank. Plus globalement, le résultat d’exploitation de Nedbank hors Afrique du sud à la fin 2016 a été de 1,7 milliard de rands, en hausse comparé aux 1,3 milliard de rands générés en 2015. Toutefois, le résultat d’exploitation net s’est inscrit en zone négative (-263 millions de rands), contre une performance positive (693 millions de rands) en 2015.

Les performances financières des six grandes banques sud-africaines cotées sur le Johannesburg Stock Exchange font encore l’objet d’une évaluation par les analystes.

Globalement au 31 décembre 2016, le produit net bancaire de ces institutions a connu une progression d’environ 6,6% comparé à celui de la même période en 2015, peut-on constater avec un récent rapport sur le sujet de la firme d’audit Ernst & Young. Mais les analystes d’EY précisent aussi que cette croissance est l’une des plus faible depuis 2007, lorsque le revenu des banques avait progressé de seulement 9%.

L’étude fait aussi remarquer que pour la première fois depuis près de 20 ans, la part du reste de l’Afrique dans les actifs de ces groupes bancaires sud-africains, a connu une évolution négative (-10,4%), alors même que la région est vue comme une opportunité de croissance, face à la saturation et aux risques que présentent le marché bancaire sud-africain.

Idriss Linge
agence ecofin

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