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Revigorée, la Bourse de Paris va se concentrer sur des statistiques américaines

Revigorée, la Bourse de Paris va se concentrer sur des statistiques américaines

La Bourse de Paris a repris sa marche en avant et cherchera à transformer l’essai la semaine prochaine, riche en indicateurs américains de premier plan et avec encore quelques résultats d’entreprises françaises au programme.

Au cours de la semaine écoulée, l’indice CAC 40 a pris 0,50% pour terminer vendredi à 5.082,61 points. Ses gains depuis le 1er janvier s’établissent à 18,95%.

«Le marché revient aux fondamentaux et notamment aux résultats d’entreprises qui sont globalement positifs. Cela devrait être encore le cas, surtout si les trois risques que sont la Chine, la Grèce et la Fed continuent à être moins présents», note Fabrice Masson, gérant actions de BFT Gestion (filiale d’Amundi, groupe Crédit Agricole).

Le marché parisien a retrouvé une dynamique favorable, après avoir été perturbé en début de semaine par la chute des marchés chinois.

Un rebond de la Bourse de Shanghai, une réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) sans surprise et de bons résultats d’entreprises ont permis au CAC 40 de se relancer.

«Les marchés soufflent le chaud et le froid. Si les annonces de la Fed et une nouvelle salve de résultats d’entreprises positifs ont rassuré les investisseurs, il est encore difficile d’envisager la reprise du +rallye+ (hausse continue des indices, ndlr)», explique dans une note Nicolas Chéron, stratégiste chez CMC Markets France.

Selon lui, «les risques de déstabilisation sont encore importants (secousses sur les marchés chinois) et les gains boursiers d’une semaine s’évaporent la suivante».

Le marché n’est pas à l’abri de soubresauts, notamment au sujet de la Grèce qui pourrait revenir rapidement sur le devant de la scène, en raison du peu de temps qu’il reste pour conclure les négociations concernant un troisième plan d’aide.

La Bourse d’Athènes va d’ailleurs rouvrir ses portes lundi après cinq semaines de fermeture.

- Nombreuses statistiques américaines -

Reste à savoir si le marché gardera le cap au moins pour les jours à venir, alors que sont au programme de nombreuses statistiques américaines, qui sont les plus suivies.

Les investisseurs attendent les indices ISM d’activité et le rapport mensuel sur l’emploi américain, afin de se faire une idée plus précise de la vigueur de la première économie mondiale.

De bons chiffres pourraient en effet conduire la Réserve fédérale américaine (Fed) à remonter à la rentrée ses taux.

La banque centrale américaine s’est montrée floue sur ses intentions lors de sa réunion cette semaine ce qui, selon M. Chéron, a «été accueilli positivement» par les marchés qui redoutent le resserrement monétaire à venir.

Toutefois, selon le stratégiste, «ce ne sont pas les perspectives de l’économie américaine qui incitent la Fed à patienter, puisque les indicateurs conjoncturels demeurent somme toute robustes, mais plus vraisemblablement les facteurs de risque globaux auxquels ont été exposés les marchés financiers ces derniers temps».

Quoi qu’il en soit, la Fed «est jusqu’à présent assez claire et transparente, donc on ne peut pas dire que le marché sera pris par surprise», selon M. Masson.

L’agenda économique sera plus léger en Europe, où les indicateurs porteront surtout sur la production industrielle, avec des hausses attendues en Allemagne et en France.

Enfin, le marché se prépare encore à quelques résultats d’entreprises, principalement dans le secteur financier, après avoir digéré sans trop d’accroc une vague de publications ces derniers jours.

Seront au programme notamment Veolia, Axa, Crédit Agricole et Société Générale.

Selon M. Masson, de nombreuses entreprises bénéficient de l’amélioration du climat économique en zone euro et les quelques déceptions s’expliquent surtout par une croissance moindre en Asie, notamment en Chine.

«Ce qui est important c’est l’inflexion», prévient M. Masson, à savoir l’amélioration progressive des résultats grâce à l’effet cumulé de la baisse de l’euro et du pétrole, ainsi que la faiblesse des taux d’intérêt.

Selon le gérant, ces facteurs «mettent du temps à se matérialiser dans les chiffres et l’impact sera supérieur au second semestre».

AFP/20minutes.fr

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