Accueil / Bourse / Rien n’y fait, la Fed et la présidentielle sont dans tous les esprits

Rien n’y fait, la Fed et la présidentielle sont dans tous les esprits

Rien n’y fait, la Fed et la présidentielle sont dans tous les esprits

Les investisseurs ont limité les prises de risques avant la décision de politique monétaire de la Fed, qui précédera le débat télévisé de la présidentielle française, ce soir. LVMH s’est imposé comme première capitalisation du Cac 40.

 

Lors d’une journée boursière, la prudence est parfois palpable. Les grands indices actions ont en effet légèrement reculé ce mercredi en Europe, manquant d’entrain pour avancer sans pour autant subir de grands dégagements. On déboucle certaines positions en évitant toute prise de risque, et ce, dans l’attente de deux grands évènements. Le premier, c’est la décision de politique monétaire de la Banque centrale américaine, à 20 heures ce soir, sans conférence de presse toutefois de Janet Yellen. Le second, c’est le débat télévisé entre les deux candidats à la présidentielle française, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, à 21 heures.

« Macron est de loin favori et continue d’attirer les plus gros paris, certains misant plus de 85.000 livres sur sa victoire. Toutefois, le nombre de particuliers pariant sur une victoire de Le Pen constitue un phénomène similaire à celui qu’on a observé avec Donald Trump, dans les derniers jours avant l’élection américaine », a déclaré la porte-parole du site de pari en ligne anglais Betfair, Naomi Totten.

Le Cac 40 cède 0,06% à 5.301 points. Ailleurs en Europe, le Dax gagne 0,16% alors que le Footsie perd 0,21%. A New York, le Dow Jones et le Nasdaq Composite sont en replis respectifs de 0,13% et 0,53%.

Rendez-vous avec la Fed, mais sans Janet

Le suspense autour de la décision de la Fed reste limité, un maintien du loyer de l’argent étant très largement attendu par le consensus des analystes (dans la fourchette de 0,75 à 1%), d’autant qu’aucune conférence de presse de Janet Yellen n’est programmée. La prochaine l’est pour la réunion de la mi-juin, avec, cette fois, une probabilité de hausse des taux de près de 70% selon les calculs de Bloomberg réalisés sur les Fed funds américains.
De nombreuses statistiques étaient programmées aux Etats-Unis. L’économie américaine a créé 177.000 emplois dans le secteur privé, très proche des 175.000 attendus. L’indice ISM des services est de son côté ressorti à 53,1 points en avril, au-delà des 52,5 points escomptés. A 16h30, les stocks hebdomadaires de pétrole brut ont moins reculé que prévu (-930.000 barils contre -2,9 millions anticipés), tandis que les réserves d’essence n’ont que faiblement augmenté (191.000 barils contre 1,65 million attendus). Le baril de Brent continue de tester dangereusement le seuil des 50 dollars, à 50,39 dollars.

Les premiers chiffres du jour étaient européens et se sont révélés parfaitement conformes aux attentes. Il s’agissait essentiellement de la première estimation de la croissance du produit intérieur brut de la zone euro pour le premier trimestre. Elle est ainsi ressortie à 0,5% sur trois mois et à 1,7% sur un an. Les prix à la production ont de leur côté augmenté de 3,9% sur un an en mars, non loin des 4,2% anticipés.

LVMH première capitalisation du Cac 40

Du côté des valeurs, on dénombre quatre nouveaux records au sein du Cac 40 : LVMH, Safran, Legrand et Sodexo. Ce qui permet au numéro un du luxe de devenir la première capitalisation de l’indice, devant Total. Du jamais vu depuis la fin des années 80.
BNP Paribas a fait mieux que prévu, avec un profit net en hausse de 4,4%, grâce à un bond de plus de 90% dans la banque de financement et d’investissement. La contribution de la banque de détail, toujours affectée par un univers de taux bas, a de son côté reculé de plus de 10%.

Deux autres composantes du Cac 40 publiaient leurs comptes trimestriels. L’excédent brut d’exploitation est ressorti au-delà des attentes chez LafargeHolcim. Le cimentier se déclare « en bonne voie pour atteindre les prévisions 2017 ».
Solvay se montre confiant après des résultats trimestriels supérieurs aux attentes des analystes et marqués par une croissance dans tous les segments. Le chimiste prévoit dès lors d’atteindre ou de dépasser ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice. La publication est bien accueillie.

EDF a grimpé en fin de journée, figurant dans les meilleures places du SRD alors qu’Emmanuel Macron pourrait opter pour un report de l’objectif de réduction de la part du nucléaire en France, qui resterait quoi qu’il en soit fixé à 50%, selon des sources proches de son entourage et relayées par l’agence Reuters.
Par ailleurs, à l’assemblée générale d’Air Liquide, le salaire du PDG Benoît Potier n’a été accepté que de justesse.

En dehors du Cac 40, Thales est lui aussi en avance sur ses objectifs de croissance à fin mars. Il confirme ses prévisions de ventes et de résultat opérationnel courant pour l’année. L’action est globalement stable mais a marqué un nouveau pic historique au plus haut du jour.

investir.lesechos

Aller en haut