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RSE : comment s’y prendre ?

RSE : comment s’y prendre ?

Définitions, concepts, stratégie, mobilisation des acteurs et reporting à mettre en place… Quelques conseils et bonnes pratiques pour développer sa politique en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale.

Si la responsabilité sociale, sociétale et environnementale ou « RSE » s’impose de plus en plus aux entreprises, beaucoup ne savent pas encore par quel bout prendre le sujet . Un ouvrage publié récemment chez Eyrolles, « Les Fiches outils de la RSE » (1), apporte quelques pistes au travers de 100 fiches, récapitulant les repères, référentiels clés et meilleures pratiques en la matière.

Parmi elles, une dizaine reposent les bases – définitions, engagements, etc. D’autres aident à définir sa stratégie (diagnostic interne, thématiques prioritaires, gouvernance), ou à mettre en place son reporting RSE. Ainsi apprend-on qu’en matière de collecte de données, « c’est un nombre marginal de requêtes qui génère l’essentiel des efforts ». La fiche 36 (Optimiser les cycles de collecte des données de reporting) explique ainsi qu’il faut « concentrer l’industrialisation du cycle de collecte de données sur les 20 % de requête qui génèrent 80 % des besoins de donnée ». Comment ? Notamment en « identifiant les questionnaires extra-financiers prioritaires et générateurs de collectes de données ». Citant en exemple le groupe spécialisé dans les logiciels SAP, la fiche 38 fait elle le point sur le reporting intégré qui « ambitionne de créer une nouvelle génération de reporting permettant d’associer les données financières et extra-financières, apportant ainsi à l’investisseur et à une communauté élargie de parties prenantes une compréhension fine et contextualisée des facteurs de création de valeur dans la durée ».

Shared value

La dernière partie de l’ouvrage (Module 10 – Créer de la valeur partagée sur les territoires) pose quant à elle la question de la mesure de l’impact de la création de valeur économique, sociale, sociétale et environnementale, autour du concept de « création de valeur partagée ou shared value », développé par les professeurs de management à Harvard Porter et Kramer, et qui « bouscule nombre d’approches économiques traditionnelles en matière de gestion des entreprises ». « Pour ne pas subir la RSE comme une contrainte, les entreprises ont intérêt à intégrer les questions au cœur de leur stratégie et à explorer les opportunités de gestion de valeur partagée, résument les auteurs, Farid Baddache et Stéphanie Leblanc. Trois axes de réflexion sont proposés permettant aux entreprises de se saisir des questions du développement durable comme vecteurs stratégiques d’innovation : identifier de nouveaux produits et marchés, redéfinir la productivité sur la chaîne de valeur, construire des écosystèmes multidisciplinaires ».

(1) – « Les Fiches outils de la RSE », par Farid Baddache et Stéphanie Leblanc, publié chez Eyrolles, 2015, (100 fiches opérationnelles, 74 cas pratiques, 72 conseils et 30 illustrations, accompagné d’un CD comprenant des documents complémentaires). 335 pages – 35 euros.

Qu’est-ce que le développement durable ?
« Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de réponse aux leurs », selon le rapport Brundtland de 1987. Il « s’articule autour de trois piliers (social, environnemental et économique) et propose de revoir les priorités de la mondialisation avec le développement des populations comme objectif, l’économique comme moyen et la protection de l’environnement comme condition » (Extrait de la Fiche 1 – Développement durable : définition, historique et concept).

Cecile Desjardins
lesechos.fr

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