Accueil / International / Russie-Vietnam : en route pour la zone de libre-échange dans le cadre de l’Union eurasiatique

Russie-Vietnam : en route pour la zone de libre-échange dans le cadre de l’Union eurasiatique

Russie-Vietnam : en route pour la zone de libre-échange dans le cadre de l’Union eurasiatique

La toute récente visite du premier-ministre russe Dmitri Medvedev en terre vietnamienne a confirmé le haut niveau des relations avec la République socialiste du Vietnam.

Plus encore, les perspectives pour l’avenir proche sont encore plus prometteuses et cela concerne pratiquement tous les domaines sans exception: économie, politique, partenariat militaro-technique. Confirmant ainsi une fois de plus l’alliance stratégique entre les deux pays.

Plusieurs accords ont été signés dans le cadre de cette visite. 17 projets dits prioritaires ont été sélectionnés. La Russie fournira au Vietnam des avions civils, notamment le Sukhoï Superjet 100 et créera sur place des centres d’assemblage de véhicules russes. En outre, Gazprom Neft et La corporation de pétrole et de gaz du Vietnam vont collaborer dans le domaine pétrolier. Sur le plan énergétique également, de grandes chances que la Fédération de Russie construise au Vietnam la première centrale nucléaire du pays et assiste à la création du Centre pour la science et la technologie nucléaire. Par ailleurs, la Compagnie des chemins de fer russes (RZD) et les chemins de fer du Vietnam ont signé l’accord de partenariat dans le domaine de la logistique, ainsi que la réalisation de projets communs dans le domaine de l’infrastructure. Le tourisme n’a lui aussi pas été oublié. Les deux pays se sont mis d’accord sur le renforcement de la collaboration dans cette sphère, elle aussi stratégique pour le Vietnam. A noter que pour la seule année dernière, 400 000 touristes russes ont visité ce pays. Sur le plan des investissements, il est à rappeler que déjà à l’heure actuelle environ une centaine de projets à capitaux russes ont vu le jour au Vietnam.

En 2013, le volume des échanges entre les deux nations représentait environ 4 milliards de dollars. D’ici 2020, le volume devrait atteindre le chiffre de 10 milliards. C’est l’objectif qui a été fixé par les responsables russes et vietnamiens durant les pourparlers. Mais le point probablement clé de cette visite est le fait que le Vietnam compte dans les quelques prochains mois signer l’accord sur la création de la zone de libre-échange avec l’Union économique eurasiatique (les membres étant la Russie, le Kazakhstan, la Biélorussie, l’Arménie, le Kirghizistan en deviendra membre officiel d’ici fin mai, puis le Tadjikistan). Le projet qui fait tellement inquiéter l’élite étasunienne et qui représente « à leurs yeux » une nouvelle URSS.

Et compte tenu du fait que d’autres pays, non issus de l’ex-Union soviétique, ont déjà exprimé leur désir d’établir des zones de libre-échange avec l’Union économique eurasiatique, notamment la Syrie et l’Egypte, fait que l’inquiétude US passe de plus en plus au stade hystérique. Et maintenant voici le Vietnam, le dragon de l’Asie, l’un des pays montrant des taux de développement les plus intéressants sur le continent asiatique et possédant un potentiel énorme.

Le tout après le récent mini-scandale ou plutôt la « réclamation » des USA envers le Vietnam afin que ce dernier ferme la base russe de Cam Ranh (ex-base navale de l’URSS), aujourd’hui utilisée pour le ravitaillement des bombardiers russes. Les USA avaient vraisemblablement oublié les crimes terribles qu’ils avaient commis à l’encontre du peuple vietnamien. Ils ont par ailleurs visiblement oublié aussi la raclée qu’ils ont reçu du peuple du Vietnam qui avait ardemment et jusqu’au bout défendu son indépendance et sa souveraineté, le tout après s’être libéré du colonialisme français. En tout cas et faisant suite de ladite « réclamation » étasunienne, les diplomaties vietnamiennes et russes avaient alors gentiment demandé aux USA de s’occuper de… leurs affaires.

Pour finir, il est à noter que la Russie poursuivra son « isolation », tellement rêvée et chantée par l’élite US, à l’image des nombreuses alliances et partenariats stratégiques de la Russie confirmés depuis les derniers mois avec de nombreux pays et groupes de pays, dont bien évidemment le Vietnam. Et ce également à la veille de la visite du chef du gouvernement grec Alexis Tsipras en Russie, qui inquiète déjà tellement de monde au sein de Washington et Bruxelles.

Ainsi qu’après la décision du président de la République tchèque, Milos Zeman, ayant tout simplement décidé de fermer la porte du palais présidentiel à l’ambassadeur des USA, après que celui-ci ait eu le culot de critiquer sur la TV tchèque la décision du leader du pays de visiter Moscou pour le 70ème anniversaire de la victoire de l’URSS sur la peste brune nazie, le 9 mai prochain, oubliant vraisemblablement qu’il se trouve en terre non-américaine. Les USA comprendront-ils enfin que le temps de leur diktat, partout et toujours, approche irrémédiablement sa fin? Probablement pas encore mais cela viendra.

A noter d’ailleurs que la Russie assume depuis quelques jours la présidence de l’alliance des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) avec un agenda bien chargé et beaucoup de projets à réaliser. Mais cela, c’est une autre histoire.

Mikhail Gamandiy-Egorov
sputniknews.com

Aller en haut