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SAMAO 2018 : on a parlé croissance et business

SAMAO 2018 : on a parlé croissance et business
Coupure du ruban marquant le début officiel de la SAMAO

La Semaine des Activités Minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) s’est tenue du 27 septembre au 29 septembre 2018 à Ouagadougou au Burkina Faso. Pendant trois jour la capitale burkinabè, a ouvert ses portes aux acteurs des mines et carrières du monde. Conférences, rencontre B to B, exposition, la tenue effective de la troisième édition du salon peut être considérée comme un pari gagné.

 

Au Burkina Faso, l’or est devenu depuis 2009, le premier produit d’exportation. L’apport du secteur minier au budget de l’Etat est considérable. C’est pourquoi, la troisième édition de la SAMAO a été placée sous le thème « L’exploitation des ressources minérales en Afrique : quelles stratégies pour en faire un moteur de croissance et de développement durable. »

A ce propos, au cours de la cérémonie d’ouverture du salon, le ministre en charge des Mines et des Carrières, Oumar Idani, a expliqué que l’apport du secteur aux recettes directes du budget de l’Etat ont été de 228 milliards francs CFA en 2017 contre 190 en 2016.  L’or représente aujourd’hui 71% des métaux d’exportation correspondant, à 1 308 milliards de francs CFA contre 1 022 milliards en 2016. Le taux de croissance du secteur est de 21% et la production industrielle est passée de 38,5 tonnes en 2016, à 45,6 tonnes en 2017 poursuit -il. Les mines au Burkina ont généré 2 500 emplois directs, faisant passer le nombre total de 6 700 en 2016 à 9 200 en 2017.

Le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba, a tenu a rassuré les investisseurs et les acteurs du secteur minier, de l’engagement du gouvernement burkinabè à œuvrer davantage pour la sécurisation du territoire tout entier. Pour lui, son gouvernement travaillera toujours à la mise en place d’une politique qui favorise l’investissement privé, la création de richesses et partant la création d’emplois.

 

Satisfecit mitigé pour les exposants

 

 

Vue des engins de l’équipementier CME Afrique Holding

Vue des engins de l’équipementier CME Afrique Holding

 

La présente édition réunis de nombreux acteurs du monde minier africain et d’ailleurs. Ainsi, pendant les 72H, les questions liées la diversification de la production minière, la fiscalité minière en Afrique, l’exploitation minière et la valorisation de l’expertise nationale, etc. ont constitué le menu des échanges entre participants et spécialistes de ces questions.

Par contre, pour le pôle exposition, le satisfecit est mitigé. En effet si certains exposants ressortent du salon avec des carnets d’adresses garnis ainsi que des opportunités de ventes, d’autres déplorent un faible engouement comparativement aux années antérieures.

Toutefois, lors du dîner de clôture, le ministre en charge des mines a salué la pertinence des débats tenus entre participants autour des mines et des carrières. Il a aussi souhaité que toutes les résolutions prises, accompagnent les acteurs dans leurs activités allant dans ce sens pour le développement du secteur des mines en Afrique.

Au Burkina Faso, le secteur des mines connait une augmentation de la production aurifère de 20, 1 %. Une production d’or qui est passée de 38,5 tonnes en 2016, à 45 ,6 tonnes en 2017. Quant au zinc, la quantité produite est passée de 155 680 tonnes, à 164 210 tonnes métriques sèches en 2017. Au 31 décembre 2017, on dénombre 404 permis valides dont 341 permis de recherches, 23 permis d’exploitation industrielles et 33 permis d’exploitation semi mécanisées. Le pays compte 11 mines d’or en production et une mine en phase de construction.

 

 

Balguissa Sawadogo

/Ecodafrik.com

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