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Schneider Electric, moins optimiste sur ses revenus, intensifie ses efforts

Schneider Electric, moins optimiste sur ses revenus, intensifie ses efforts

Paris (awp/afp) – Schneider Electric, moins optimiste sur la croissance de ses revenus à moyen terme, souhaite renforcer ses efforts de réduction de coûts et, pour se recentrer sur son coeur de métier, envisage la vente de sa filiale DTN.

Le géant des équipements et services électriques n’anticipe désormais plus que 3% de croissance organique moyenne au cours des trois prochaines années contre une fourchette comprise entre 3% à 6% auparavant, selon un communiqué diffusé jeudi à l’occasion de sa journée investisseurs.

Dans ce contexte, il compte renforcer son programme de réduction des coûts des fonctions supports pour 2015-2017, visant une fourchette comprise entre 700 et 800 millions d’euros, contre seulement 600 millions prévus jusqu’à présent.

L’objectif global de réduction des coûts pour 2015-2017 se situe désormais entre 1,7 milliard et 1,8 milliard d’euros.

Souhaitant “continuer d’optimiser son portefeuille” pour se concentrer sur son corps de métier, Schneider Electric a aussi engagé un examen stratégique de sa filiale américaine spécialisée dans la fourniture de données pour l’agriculture DTN.

La cession de cette activité, entrée dans le giron de Schneider Electric en 2011, avait été évoquée en août par l’agence Bloomberg News qui mentionnait alors une valorisation pouvant aller jusqu’à 1,5 milliard de dollars.

- Objectifs confirmés pour 2016 -

Le groupe a en revanche confirmé ses objectifs pour l’année 2016, même si son chiffre d’affaires s’est replié au troisième trimestre sous l’effet de ses marchés industriels, notamment au Moyen-Orient, de cessions et des variations de changes.

De juin à septembre, ses revenus ont atteint 6,064 milliards d’euros, en baisse de 8% en données publiées et un peu inférieurs aux attentes du consensus d’analyste réalisé par FactSet (6,148 milliards).

Hors réduction du périmètre du fait des cessions de Juno Lighting et Telvent Transport et de la déconsolidation de Delixi, le repli est ramené à 1,7%.

Les devises ont aussi pesé à hauteur de 144 millions d’euros sur le chiffre d’affaires.

Le groupe met en avant la quasi stabilité de la croissance sous-jacente, qui exclut l’impact d’un nombre de jours ouvrés moins importants ce trimestre et la stratégie de sélectivité des projets entamée cette année.

Ce trimestre est “en ligne avec nos attentes”, a assuré Emmanuel Babeau, le directeur financier, lors d’une conférence téléphonique.

Le groupe a en effet affiché des ambitions modestes pour cette année, avec une croissance organique sous-jacente attendue “quasi stable” avant impact de la stratégie de sélectivité des projets.

Sur le trimestre écoulé, le Moyen-Orient a été particulièrement difficile. En Turquie, la tentative avortée de coup d’Etat a mis l’activité “au ralenti pour ne pas dire complètement à l’arrêt” pendant un mois, a expliqué M. Babeau, tandis que dans les pays du Golfe, touchés par le prix bas du pétrole, le groupe a connu des reports et des annulations de gros projets.

M. Babeau a dit s’attendre encore à “plusieurs trimestres de difficultés” dans cette zone.

Le vote sur le Brexit n’a en revanche pas encore eu de conséquence et devrait se faire sentir en 2017, mais Schneider a déjà “ajusté la taille des équipes et un certain nombre d’investissements pour tenir compte de cette perspective défavorable”, a expliqué M. Babeau.

Le dirigeant a toutefois mis en avant quelques “bonnes nouvelles” au troisième trimestre comme le retour de la croissance en Chine, une première depuis deux ans, la bonne résistance aux Etats-Unis et en Europe de l’Ouest, ainsi que les performances des activités de services, d’appareillages et de distribution finale.

Le groupe entend poursuivre ses efforts sur sa rentabilité et confirme son objectif de progression de la marge d’excédent brut d’exploitation (ebita) comprise entre 60 et 90 points de base, avant effet de change.

afp/rp

romandie

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