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Sénégal : Pierre Castel veut vendre l’agonisante Copéol

Sénégal : Pierre Castel veut vendre l’agonisante Copéol

L’entreprise oléagineuse Copeol Holding (ex-Novasen), propriété du magnat de la brasserie Pierre Castel, est dans un trou de serrure abyssal. Ses pertes cumulées de l’ordre de 8 milliards de f CFA à fin 2014 et le deal foiré d’acquisition de l’activité trituration de Suneor (groupe Advens) le 13 février dernier ont poussé l’industriel français Pierre Castel à chercher vaille que vaille repreneur.
Des béquilles puantes pour Copéol. L’entreprise, deuxième huilier sur le marché sénégalais, accumule mauvaise fortune et lutte pour s’affranchir de l’état de métastase financière dans laquelle elle est empêtrée. Sans succès. Après la tentative infructueuse d’acquisition le 13 février dernier de l’activité trituration que voulait lui filer Sunéor (ex-Sonacos), détenue majoritairement par le groupe Advens, du fait du veto de l’Etat sénégalais, très regardant vis-à-vis du dossier de vente, Copéol Holding a raté la bonne affaire pour se remettre en selle. Les derniers résultats financiers de l’entreprise sont catastrophiques. Selon des informations en possession des Afriques, Copéol affiche à fin 2014 des pertes sèches estimées à plus de 8 milliards de f CFA, soit 14 millions d’euros. La situation financière désastreuse du deuxième huilier sénégalais trouve son explication dans le rejet de son projet de construction d’une extraction et d’un raffinage dans le port de Kaolack, commente une source aux Afriques. La Chambre de commerce de Kaolack n’en voulait pas du tout. Agacé et presque déboussolé, le magnat français de la brasserie Pierre Castel entre en jeu. Depuis deux mois, l’industriel très tropicalisé africain a décidé de prendre le dossier en main. Dans nos investigations recoupées auprès des milieux industriels français, le veinard Pierre Castel, proche du président Macky Sall, pousse les pions et a engagé des tractations discrètes pour la vente immédiate de Copéol. L’intransigeance du gouvernement est inoxydable. Tout sauf du bradage à la sauvette. La guerre des huiliers provoque un grand malaise dans le milieu industriel de la filière. Les Afriques a appris que l’Américain, Douglas, directeur général de WAO (West African Oil) a jeté l’éponge au forceps. « La société n’est plus rentable depuis un certain temps et l’avenir s’obscurcit de jour en jour. La meilleure option est de trouver vite un repreneur », confirme notre source.

Par Ismael Aidara, Rédacteur en chef
lesafriques.com

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