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Servier vise un lancement d’un nouveau médicament tous les 2 à 3 ans

Servier vise un lancement d’un nouveau médicament tous les 2 à 3 ans

Le groupe pharmaceutique Servier vise un rythme de lancement d’un nouveau médicament «tous les deux à trois ans» et entend «poursuivre l’effort de densification» de son portefeuille de produits, a déclaré mercredi Emmanuel Canet, vice-président chargé de la recherche.

«Notre objectif est d’avoir une AMM (autorisation de mise sur le marché) à peu près tous les 2 à 3 ans», a indiqué M. Canet lors d’une conférence de presse au centre de recherche Servier de Croissy-sur-Seine (Yvelines).

«On a sur les 10 années à venir un portefeuille qui devrait, dans ses différents domaines, nous permettre d’envisager un enregistrement tous les deux à trois ans, et donc un lancement à peu près tous les deux à trois ans», a-t-il expliqué, jugeant cette ambition «raisonnable au regard du portefeuille et des moyens que nous pouvons mettre dans nos activités de R&D».

Le portefeuille de Servier comprend 18 molécules en essais cliniques, dont 3 sont en Phase III, la dernière étape avant une mise sur le marché.

Le produit le plus avancé (le pixuvri utilisé en oncologie) devrait être enregistré cette année, puis le dossier d’un produit dans le diabète de type 2 sera déposé en 2016, avant celui d’un médicament en rhumatologie en 2018. Viendront ensuite trois molécules en oncologie, potentiellement en 2021/2022.

«L’oncologie reste un domaine phare dans lequel nous souhaitons devenir un acteur important, reconnu» à côté des autres aires thérapeutiques traditionnelles de Servier, dont le diabète de type 2 et les maladies dégénératives et immuno-inflammatoires, a souligné Emmanuel Canet.

Dans ce contexte, Servier, numéro deux français de la pharmacie derrière Sanofi, conduit une «double stratégie» pour son portefeuille de produits, a expliqué le responsable de la R&D.

Le groupe entend «poursuivre l’effort de densification (de son) portefeuille dans les phases les plus aval», c’est-à-dire «des produits avancés en Phase III ou en phase d’enregistrement». Parallèlement, Servier vise des opportunités de coopération «soit très en amont au niveau académique, soit en phase précoce: préclinique ou en phase I de développement».

En 2014, Servier a noué six nouveaux partenariats, notamment avec le groupe Novartis et avec les biotechs Cellectis et GeNeuro. Au total, la moitié du portefeuille est constituée de produits acquis en licence, a précisé Servier.

Le groupe met l’accent sur le «codéveloppement» avec ses partenaires et privilégie le long terme, a souligné Pascal Touchon, vice-président chargé de la coopération scientifique.

«L’activité de partenariat va être très active, même si on ne va pas souhaiter doubler la taille de notre portefeuille», a-t-il dit, en estimant que 15 à 20 produits en développement était un bon ordre de grandeur pour le groupe.

AFP/20minutes.fr

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