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Silicon Valley : les entreprises high-tech invitées à quitter Palo Alto

Silicon Valley : les entreprises high-tech invitées à quitter Palo Alto

Flambée des prix de l’immobilier, embouteillages, la concentration d’entreprises nuit à Palo Alto, berceau de la Silicon Valley, selon son maire.

Palo Alto (Californie) a un problème que beaucoup d’autres villes lui envie : elle est trop attractive. Adresse de la prestigieuse université Standford et du leader du e-commerce Amazon, cette agglomération de 66.000 habitants est considérée comme le berceau de la Silicon Valley, tant elle a vu grandir des mastodontes de l’Internet comme Facebook et Google.

Alors que l’emploi est un enjeu de taille pour les pouvoirs publics en Europe comme aux États-Unis, une pareille attractivité ferait rêver plus d’un maire. Le locataire de l’Hôtel de Ville de Palo Alto, Patrick Burt, n’est pas de cet avis.”Les grandes entreprises de high-tech sont en train de plomber le centre ville”, déclare-t-il au New York Times. “Ce n’est pas sain”.

2,5 millions de dollars pour devenir propriétaire

Les habitants ne sont pas tous enchantés par le flux toujours plus grand de nouveaux arrivants. Outre les embouteillages, dont Palo Alto n’est pas la seule victime dans le monde, le réseau cellulaire est réputé comme mauvais. Plusieurs habitants se sont opposés à la construction d’antennes-relais, pour ne pas abîmer le paysage. Mais avec tous ces entrepreneurs du web constamment connectés, le réseau n’arrive plus à suivre. Un comble pour la capitale mondiale de la high-tech.

L’enjeu majeur pour la municipalité reste d’endiguer la flambée des prix de l’immobilier. Aujourd’hui, le prix médian d’une maison à Palo Alto s’élève à 2,5 millions de dollars. À ce prix, même les cadres n’ont pas les moyens de devenir propriétaire. Les offres de biens sont tellement restreintes que certains vont même jusqu’à faire du porte-à-porte pour démarcher les propriétaires, dont la maison n’est pas à vendre, et leur proposer un rachat au prix fort.

Interdire le code à la Silicon Valley
Patrick Burt ne compte pas uniquement sur des annonces pour persuader les grandes entreprises de quitter le centre-ville. Monsieur le maire est en train d’étudier une future mesure qui consisterait à mettre en place des zones de régulations, où seraient interdites les entreprises dont le cœur de métier est la recherche et développement, notamment celles qui se consacrent au code. Le langage Internet est pourtant à l’origine de la réussite de la Silicon Valley.

Les sociétés ne seront pas toutes concernées par la nouvelle régulation. Patrick Burt compte bien aménager sa future réglementation pour les startups. Les jeunes entreprises continueront d’avoir le droit de s’installer dans le centre-ville, mais une fois grande elles seront invitées, comme les autres, à le quitter.

 

 

 

latribune.fr

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