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Société Générale fait mieux que prévu au troisième trimestre

Société Générale fait mieux que prévu au troisième trimestre

Le bénéfice de la banque a reculé de 2,4%, et non de 33% comme l’anticipaient les analystes. La banque de détail en France reste le point faible de Société Générale.

En publiant un bénéfice net de 1,1 milliard d’euros, en baisse de 2,4% par rapport à celui de la même période en 2015, Société Générale a agréablement surpris les analystes. Car au final, la banque a fait mieux que prévu grâce notamment à des activités de marché dynamiques, et malgré une banque de détail qui pâtit en France de la faiblesse des taux d’intérêt.

Les analystes interrogés par Inquiry Financial, tablaient sur un recul nettement plus important de 33% à 745 millions.

Hors éléments purement comptables, comme la réévaluation de la dette propre du groupe – qui n’a pas de lien avec le cours de ses affaires -, le bénéfice net a bondi de 39%, à 1,2 milliard d’euros, selon le communiqué publié ce jeudi. Le produit net bancaire, équivalent au chiffre d’affaires, a, lui, reculé de 5,6% à 6 milliards d’euros, en deçà des anticipations des analystes qui prévoyaient 6,1 milliards.

Cette performance meilleure qu’attendu s’explique en partie par la réduction de 27% du coût du risque (c’est-à-dire les provisions pour des crédits risquant de ne pas être remboursés) à 417 millions d’euros, alors que les analystes s’attendaient à un montant de l’ordre de 534 millions.

Les activités de marché bien orientées

A l’instar de BNP Paribas, mais également de nombreuses banques américaines ou européennes, la branche de banque de financement et d’investissement de Société Générale a bénéficié de la vigueur de l’activité sur le segment obligataire, changes et matières premières mais également dans celui des actions.
La division Banque de grande clientèle et solutions investisseurs, où sont logées les activités de marché, a ainsi vu ses résultats bondir de 42,1% à 469 millions d’euros. D’autres entités du groupe, comme la banque de détail à l’international, ont aussi tiré leur épingle du jeu. Société Générale se félicite notamment de la robustesse de ses activités en Europe de l’Est, comme en Roumanie ou en République tchèque, mais également en Russie.

La division Services financiers et banque de détail à l’international, qui comprend également l’assurance et des métiers spécialisés comme la gestion de flottes de véhicules d’entreprises, a vu ses profits bondir d’environ 30%, à 457 millions d’euros.

Les taux bas, un poids sur la banque de détail en France

C’est la banque de détail en France qui marque le point faible de ces résultats trimestriels avec une baisse d’un peu plus de 15% des profits, à 353 millions d’euros, et des revenus en baisse de 5,5%, à 2,059 milliards.

« Sous les effets négatifs de l’environnement de taux bas et de l’accentuation des renégociations des prêts immobiliers, le produit net bancaire ne reflète que partiellement la bonne dynamique commerciale », se désole le groupe dans son communiqué. Société Générale, qui a lancé un important plan de digitalisation de sa banque de détail en France, a précisé qu’elle y avait fermé 63 agences depuis le début de l’année.

Quant au ratio de solvabilité Common Equity Tier 1, il s’élève au 30 septembre à 11,4%, soit 30 points de base de plus qu’au 30 juin. Un niveau proche de son objectif de 11,5% à 12% à fin 2018.

Sources AFP, Reuters

lesechos

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