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Société Générale Paris et Standard Chartered Cameroun sollicités pour lever 1,5 milliard $ au profit du Cameroun

Société Générale Paris et Standard Chartered Cameroun sollicités pour lever 1,5 milliard $ au profit du Cameroun

Le Cameroun devrait très bientôt arriver sur le marché international des capitaux, qu’il sollicitera à hauteur de 1,5 milliard $, a appris l’Agence Ecofin vendredi le 6 février 2015 de source officielle. Dans un décret signé à cette date, le président camerounais, Paul Biya, a habilité son ministre en charge des finances à signer avec les banques Standard Chartered Bank Cameroun et Société Générale Paris, une lettre de mandat les autorisant à lever 1,5 milliard $ (et non 1,5 million $ comme le mentionne par erreur le décret ci dessous).

Lettre Biya

Cette décision présidentielle vient mettre un terme à celle, antérieure qui habilitait Stanchart Cameroun, à mobiliser 300 milliards de FCFA dans le cadre du financement du plan d’urgence triennal annoncé en fin d’année 2014. Elle vient aussi boucler le cycle de mobilisation des 1000 milliards qui avait été prévus pour le financement de ce plan.

Les fonds mobilisés serviront, selon la volonté de M. Biya, à refinancer la Sonara, à la construction de routes de désenclavement, ainsi qu’à la mise en œuvre de plusieurs projets de développement, notamment dans le grand nord. Aujourd’hui, la grande question est de connaître les conditions de mobilisation de ces ressources.

Pour sa dernière notation le 5 novembre 2014, l’agence américaine Standard&Poors a attribué les notes «B» et «B» attribuées aux emprunts souverains de longue et de courte maturité du Cameroun. Une évaluation assortie de perspectives stables. «Selon nos prévisions, la croissance du PIB réel du Cameroun se situera aux alentours de 5,6% ou 5,7% par an entre 2014 et 2017. Cette prévision est fondée sur l’augmentation de la production du pétrole (…), l’amélioration de l’approvisionnement en énergie pour les secteurs industriels depuis le début de la production à la centrale à gaz de Kribi dans la seconde moitié de 2013…», soulignait S&P.

Entre temps, le prix du baril de pétrole brut, qui représente 20% des recettes budgétaires et 40% des exportations de ce pays, a chuté de moitié. Il sera donc intéressant de voir comment ces éléments de conjoncture vont peser sur le sentiment des investisseurs.

Toutefois on peut dire que le niveau d’endettement du pays jugé soutenable et l’orientation des ressources à mobiliser, conformes à une volonté de développer des segments à haut rendement, seront des points positifs pour les taux qui seront affectés à cet emprunt.

Idriss Linge
agenceecofin.com

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