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Standard and Poor’s maintient la note souveraine du Burkina Faso

Standard and Poor’s maintient la note souveraine du Burkina Faso
Mine d'or de Semafo au Burkina Faso. © Semafo

L’agence de notation reste positive sur la situation économique du pays après une élection présidentielle pacifique et en raison de la production minière d’or en forte hausse. Mais le PIB par habitant du Burkina reste faible et la situation sociale et sécuritaire préoccupante.

Standard and Poor’s maintient la note souveraine du Burkina Faso à B-/B avec une perspective positive, selon un communiqué rendu public le 5 décembre. Pour l’agence de notation américaine, le pays évolue dans la bonne direction depuis l’élection pacifique à la présidence de la République de Roch Marc Christian Kaboré l’année dernière et grâce à l’exploitation croissante des mines d’or. Cette note reste cependant contrainte par la faiblesse du revenu par habitant et l’absence de flexibilité monétaire.

Alors que le pays connaît un retour au calme, deux ans après la fin de l’ère Baise Compaoré, au pouvoir pendant trente-sept ans, S&P s’attend à ce que le nouveau gouvernement « reste engagé dans la conduite de réformes politiques et économiques afin d’améliorer le climat des affaires ». En octobre 2015, l’agence de notation avait maintenu sa note de B-/B en dépit de la tentative de coup d’Etat du général Diendéré.

« Grâce aux élections pacifiques de l’an dernier et compte tenu de l’importance stratégique du Burkina Faso dans la région », S&P table sur un soutien accru des bailleurs de fonds ces prochaines années. Le Burkina Faso émet régulièrement des bons du Trésor et a également émis quelques obligations de moyen terme. Autre signe encourageant : adopté en mai dernier, le Plan national de développement économique et social (PNDES) pour la période 2016-2020 visera notamment à moderniser l’administration mais aussi promouvoir les secteurs clé tels que l’agriculture et l’énergie.

L’or devant le coton

Sur la même période, entre 2016 et 2019, la croissance du PIB devrait se chiffrer à 6,4 % par an en moyenne et être portée en grande partie par la hausse de la production minière d’or.

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