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Sud Cameroun Hévéa lorgne sur la culture des arbres fruitiers, du riz, du maïs et du palmier à huile

Sud Cameroun Hévéa lorgne sur la culture des arbres fruitiers, du riz, du maïs et du palmier à huile

La convention de partenariat signée le 20 octobre 2016 entre la société agro-industrielle Sud Cameroun Hévéa et le ministère de l’Agriculture ne vise pas seulement à développer la culture de l’hévéa sur les concessions foncières de cette entreprise dans la région du Sud du Cameroun.

Cette convention, apprend-on de sources proches du dossier, intègre également l’accompagnement de Sud Cameroun Hévéa dans la mise en place des rizières, des champs de maïs et des plantations de citronniers et de manguiers.

En clair, l’on s’achemine vers la diversification de la production de cette unité agro-industrielle jusqu’ici spécialisée dans la culture de l’hévéa, matière première servant à la production du caoutchouc, dont les cours sur le marché international ne sont pas des plus reluisants depuis quelques années et ne garantissent plus la rentabilité aux entreprises productrices.

En effet, renseigne la Cameroon Development Corporation (CDC), entreprise publique exploitant des plantations d’hévéa dans la région du Sud-Ouest, alors qu’il était vendu entre 2500 et 3000 francs Cfa le kilogramme jusqu’en 2012, le prix du caoutchouc sur le marché international culmine aujourd’hui entre 700 et 800 francs Cfa seulement.

Aussi, afin de résister à cette baisse drastique des cours mondiaux, les entreprises productrices optent-elles de plus en plus pour la diversification. Il en est ainsi de la CDC, qui lorgne désormais sur le poivre, le manioc et le maïs ; puis de Sud Cameroun Hévéa, qui semble jeter son dévolu sur les arbres fruitiers, le maïs et le riz.

Pour rappel, Sud Cameroun Hévéa est une entreprise contrôlée par le groupe singapourien Sinochem International, à travers la société GMG International. La société est engagée depuis quelques années dans un processus d’extension de ses plantations, grâce à des concessions foncières (45 000 hectares) obtenues dans la région du Sud-Cameroun, notamment dans les localités de Meyomessala, Meyomessi et Djoum.

BRM
investiraucameroun

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