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Tanzanie : Acacia Mining poursuit sa descente aux enfers

Tanzanie : Acacia Mining poursuit sa descente aux enfers
Depuis que le gouvernement tanzanien a déclaré la guerre à Acacia Mining et interdit l’exportation de minerais bruts, le minier britannique enregistre perte sur perte. Après une chute de 50% de sa valeur boursière en 2017, Acacia vient d’annoncer une chute de 33% de son chiffre d’affaires au premier trimestre 2018.

Jusqu’où iront les dégâts ? Au terme du premier trimestre 2018, Acacia Mining a dégagé un chiffre d’affaires de 157 milliards de dollars, soit une baisse de 33% par rapport à la même période l’an dernier, a annoncé la firme cette fin de semaine dans un communiqué relayé sur son site officiel. Pire, le bénéfice ajusté avant intérêts, impôts et amortissement a chuté de 46,34% à 44 millions de dollars, contre 82 milliards à la même période de l’an dernier.

Production d’or coupée en deux

Le minier aurifère britannique justifie cette dégringolade de son chiffre d’affaires «en raison de la baisse des ventes, compensée légèrement par la hausse des prix de l’or», indique la même source. Les ventes d’or ont atteint 116 955 onces au 31 mars 2018, en baisse de 37% par rapport à une année plus tôt, pour un prix en hausse de 4% à 976 dollars.

Mais avant la baisse des ventes, la production d’or d’Acacia Mining avait déjà connu une baisse plus conséquente de 45% à 120 981 onces au terme du premier trimestre, comparé à la même période de l’année dernière. Une contre-performance qui n’est nullement le résultat d’une orientation stratégique, mais «principalement en raison de la transition de Bulyanhulu à des activités réduites en septembre 2017», indique la firme. En d’autres termes, la fermeture l’an dernier de la mine de Bulyanhulu continue d’impacter négativement l’activité du minier aurifère de Tanzanie.

En conflit avec l’Etat tanzanien qui l’accuse de sous-déclaration et de fraude fiscale, Acacia Mining a vu depuis ses activités et ses performances financières prendre un coup. L’an dernier, le minier britannique a annoncé une baisse de 50% de sa valeur boursière. Celle-ci serait déjà à plus de 70%, selon Reuters.

afrique.latribune

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