Accueil / Tic & Telecoms / Tanzanie: l’acquisition d’actions des sociétés télécoms sera bientôt ouverte aux étrangers

Tanzanie: l’acquisition d’actions des sociétés télécoms sera bientôt ouverte aux étrangers

Tanzanie: l’acquisition d’actions des sociétés télécoms sera bientôt ouverte aux étrangers

Le ministre des Finances de la République de Tanzanie, Philip Mpango (photo), a annoncé aux députés le 22 juin dernier qu’un amendement de l’actuelle loi des Finances sera soumis au parlement. Son objectif, permettre aux étrangers de souscrire à l’acquisition des 25% de part que les opérateurs télécoms doivent ouvrir à de nouveaux investisseurs à travers une introduction sur le Dar es Salaam Stock Exchange (DES).

« Nous voulons élargir le mandat des entreprises qui introduisent 25% de leur part afin de permettre aux Tanzaniens, aux entreprises tanzaniennes, aux Tanzaniens de la diaspora, aux co-entreprises entre Tanzaniens et étrangers, les ressortissant d’Afrique de l’Est ou des sociétés leur appartenant, ou des ressortissants d’autres pays », a expliqué Philip Mpango. Cette mesure corrective des autorités tanzaniennes est la leçon retenue après les complications rencontrées par l’IPO de Vodacom.

Réservée uniquement aux Tanzaniens, l’IPO de Vodacom n’avait reçu qu’un faible taux de souscription dans les temps impartis. Il avait fallu la prolonger de trois semaines pour donner à la société télécoms la chance d’enregistrer davantage de marques d’intérêts. Les résultats de cette opération sont d’ailleurs toujours attendus de l’Autorité des marchés financiers et des valeurs mobilières (CMSA).

En réservant la souscription de 25% des actions des sociétés télécoms aux Tanzaniens, l’Etat s’était fixé comme objectif de faire profiter aux locaux du dynamisme actuel et futur de ce secteur de l’économie nationale. Mais l’Etat s’est rendu compte que si les IPO demeurent réservées aux seuls Tanzaniens, il y a un risque d’échec de toute l’opération dans les délais impartis car il est fort probable que les autres opérateurs rencontrent aussi les mêmes difficultés que Vodacom.

Muriel Edjo
agence ecofin

Aller en haut