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Taxis contre UberPOP : journée de mobilisation particulièrement musclée

Taxis contre UberPOP : journée de mobilisation particulièrement musclée

L’intersyndicale de taxis, à l’origine d’une mobilisation violente contre l’application mobile UberPOP, a annoncé “la poursuite du mouvement”.

21 h 15. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazneuve fait état de 10 interpellations, 7 policiers blessés et 70 véhicules dégradés. Le ministre affirme également que les véhicules UberPOP seront “systématiquement saisis” quand ils seront pris en flagrant délit. “UberPOP est un service illégal, il doit être fermé”, a-t-il martelé, tout en reconnaissant que seule la justice pouvait prononcer une telle fermeture. Il recevra “dans les jours qui viennent les dirigeants de la société Uber”, puis de nouveau les syndicats de taxis vendredi 3 juillet à 18 h 30.

18 h 46. Le directeur général d’Uber France affirme que l’arrêté préfectoral interdisant UberPOP à Paris “ne change rien” et que ce service qui suscite la colère des taxis “peut continuer”. “C’est un arrêté préfectoral, on va le contester et on verra ce que donne le recours, pour l’instant ça ne change rien, UberPOP peut continuer”, a déclaré Thibaud Simphal sur BFM Business. Peu avant, la société Uber avait précisé sur France Info attaquer l’arrêté préfectoral interdisant UberPOP à Paris, comme à chaque fois qu’un arrêté est pris contre ce service.

 

Taxis en grève

 

17 h 20. En déplacement en Colombie, le Premier ministre Manuel Valls a “condamné avec la plus grande sévérité” des violences “inadmissibles”, après les violents incidents qui ont émaillé les manifestations de taxis dans toute la France.

16 h 50. Plusieurs fédérations patronales de taxis (Unit, FNAT, CSAT) étaient finalement reçues jeudi en milieu d’après-midi à Matignon, selon les services du Premier ministre. Dans un premier temps, l’intersyndicale de taxis, à l’origine d’une mobilisation contre l’application mobile UberPOP, avait décidé de ne pas s’y rendre, faute de pouvoir rencontrer Manuel Valls, en déplacement à l’étranger. Cette intersyndicale est composée de syndicats et de fédérations professionnelles. Une porte-parole de l’Union nationale des taxis a déclaré à l’Agence France-Presse que le président de ce syndicat patronal était à Matignon “pour demander au ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve de recevoir l’intersyndicale en fin de journée”.

16 h 45. L’arrêté d’interdiction de l’activité d’UberPOP, demandé jeudi matin à Marseille par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, a été pris par le préfet de police de Paris, a annoncé la préfecture. Cet arrêté a été pris quelques heures après que le ministre a annoncé à Marseille avoir “donné instruction au préfet de Paris, compte tenu des troubles graves à l’ordre public et du développement de cette activité illégale, de prendre ce jour un arrêté interdisant l’activité UberPOP”.

16 h 40. En déplacement à Marseille, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé sur Twitter qu’il écourtait sa visite dans la cité phocéenne pour remonter à Paris rentre afin de “poursuivre le dialogue” avec les taxis. “Nous allons être reçus par Bernard Cazeneuve à 18 h 30″, a annoncé à une centaine de taxis réunis porte Maillot à Paris Ahmed Senbel, président de la Fédération nationale des taxis indépendants (FNTI).

lepoint.fr

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