jeudi 21 mars 2019

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Taxis contre UberPOP : journée de mobilisation particulièrement musclée

Taxis contre UberPOP : journée de mobilisation particulièrement musclée

L’intersyndicale de taxis, à l’origine d’une mobilisation violente contre l’application mobile UberPOP, a annoncé « la poursuite du mouvement ».

21 h 15. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazneuve fait état de 10 interpellations, 7 policiers blessés et 70 véhicules dégradés. Le ministre affirme également que les véhicules UberPOP seront « systématiquement saisis » quand ils seront pris en flagrant délit. « UberPOP est un service illégal, il doit être fermé », a-t-il martelé, tout en reconnaissant que seule la justice pouvait prononcer une telle fermeture. Il recevra « dans les jours qui viennent les dirigeants de la société Uber », puis de nouveau les syndicats de taxis vendredi 3 juillet à 18 h 30.

18 h 46. Le directeur général d’Uber France affirme que l’arrêté préfectoral interdisant UberPOP à Paris « ne change rien » et que ce service qui suscite la colère des taxis « peut continuer ». « C’est un arrêté préfectoral, on va le contester et on verra ce que donne le recours, pour l’instant ça ne change rien, UberPOP peut continuer », a déclaré Thibaud Simphal sur BFM Business. Peu avant, la société Uber avait précisé sur France Info attaquer l’arrêté préfectoral interdisant UberPOP à Paris, comme à chaque fois qu’un arrêté est pris contre ce service.

 

Taxis en grève

 

17 h 20. En déplacement en Colombie, le Premier ministre Manuel Valls a « condamné avec la plus grande sévérité » des violences « inadmissibles », après les violents incidents qui ont émaillé les manifestations de taxis dans toute la France.

16 h 50. Plusieurs fédérations patronales de taxis (Unit, FNAT, CSAT) étaient finalement reçues jeudi en milieu d’après-midi à Matignon, selon les services du Premier ministre. Dans un premier temps, l’intersyndicale de taxis, à l’origine d’une mobilisation contre l’application mobile UberPOP, avait décidé de ne pas s’y rendre, faute de pouvoir rencontrer Manuel Valls, en déplacement à l’étranger. Cette intersyndicale est composée de syndicats et de fédérations professionnelles. Une porte-parole de l’Union nationale des taxis a déclaré à l’Agence France-Presse que le président de ce syndicat patronal était à Matignon « pour demander au ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve de recevoir l’intersyndicale en fin de journée ».

16 h 45. L’arrêté d’interdiction de l’activité d’UberPOP, demandé jeudi matin à Marseille par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, a été pris par le préfet de police de Paris, a annoncé la préfecture. Cet arrêté a été pris quelques heures après que le ministre a annoncé à Marseille avoir « donné instruction au préfet de Paris, compte tenu des troubles graves à l’ordre public et du développement de cette activité illégale, de prendre ce jour un arrêté interdisant l’activité UberPOP ».

16 h 40. En déplacement à Marseille, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé sur Twitter qu’il écourtait sa visite dans la cité phocéenne pour remonter à Paris rentre afin de « poursuivre le dialogue » avec les taxis. « Nous allons être reçus par Bernard Cazeneuve à 18 h 30 », a annoncé à une centaine de taxis réunis porte Maillot à Paris Ahmed Senbel, président de la Fédération nationale des taxis indépendants (FNTI).

lepoint.fr

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