vendredi 18 septembre 2020
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Télécoms : MTN quitte le Moyen-Orient pour se recentrer sur l’Afrique

Télécoms : MTN quitte le Moyen-Orient pour se recentrer sur l’Afrique
Présent en Syrie, en Afghanistan, au Yémen et en Iran, MTN prépare sa sortie progressive des marchés du Moyen-Orient pour recentrer ses activités sur le continent africain. Les pourparlers sont déjà avancés notamment pour la cession de sa filiale syrienne.

D’ici quelques temps, les activités de MTN au Moyen-Orient ne seront que de l’histoire ancienne. Le géant sud-africain des télécoms est en pourparlers avancés avec le Saoudien TeleInvest pour la cession de sa filiale MTN Syrie, selon les révélations du PDG Robert Shuter lors d’une conférence de presse en ligne ce jeudi matin.

Le Moyen-Orient, faible contributeur aux résultats du groupe

Alors qu’au premier semestre 2020 le groupe a enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 9,4% à 80 milliards de rands (plus de 4,5 milliards de dollars), les activités au Moyen-Orient n’y ont contribué qu’à moins de 4%. La cession de la filiale syrienne sera en réalité un gros pas en avant vers la sortie de MTN des marchés moyen-orientaux. Egalement présent en Afghanistan, au Yémen et en Iran, le groupe y prévoit une vente progressive de tous ses actifs à moyen terme.

L’objectif pour la firme jaune est surtout de se recentrer sur l’Afrique où MTN est désormais actif dans 14 marchés. « Dans le cadre de l’examen de notre portefeuille, nous pensons que le groupe est mieux placé pour se concentrer sur sa stratégie panafricaine et pour simplifier son portefeuille en sortant de la région du Moyen-Orient de manière ordonnée », a déclaré Shuter.

Plusieurs dossiers chauds et stratégiques

Ces derniers mois, MTN a réalisé plusieurs ajustements dans son agenda d’investissements, comme la plupart des entreprises à travers le monde en raison de la pandémie de coronavirus. Outre la contribution aux fonds de soutien dans ses pays de présence, le groupe a lancé en interne un fonds d’appui au personnel en difficulté de 40 millions de rands (plus de 2,1 millions de dollars), alimenté notamment par 30% des salaires de ses équipes dirigeantes sur trois mois.

En revanche, l’un des investissements qui marquera certainement l’année 2020 est celui lié à Chenosis, sa nouvelle plateforme de promotion d’interface de programmation (API). Officiellement ouverte au public le 10 août prochain, cette place de marché panafricaine proposera aux développeurs et aux entreprises des produits et services incluant les télécommunications, l’e-paiement, l’e-santé, l’e-gouvernance, les IOT, la fintech, l’e-commerce, la sécurité…

Alors le groupe affine sa stratégie post-Covid, plusieurs autres dossiers chauds sont en cours de traitement. Selon Boomberg, MTN songerait notamment à céder ses parts dans Jumia évaluées à 243 millions de dollars, toujours dans l’objectif de recentrer les activités du groupe. A côté, le groupe suit de près son projet d’entrée sur le marché éthiopien où il prévoit de soumissionner pour l’obtention d’une licence.

Qui sera le prochain CEO ?

Avec ces dossiers importants, les prochains mois seront également décisifs pour l’avenir du groupe qui prospecte déjà pour dénicher son futur CEO, après l’annonce récente du départ du sud-africain Robert Shuter en mars 2021, au terme de son contrat de quatre ans.

afrique.latribune

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