dimanche 20 septembre 2020
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Télécoms : O2 et Virgin vont fusionner

Télécoms : O2 et Virgin vont fusionner

Telefonica et Liberty ont annoncé, ce jeudi, la fusion de leurs filiales britanniques. Le nouvel ensemble est estimé à plus de 24 milliards de livres et va constituer un nouveau poids lourd de la convergence fixe-mobile au Royaume-Uni.

Révélées il y a quelques jours, les négociations entre l’espagnol Telefonica et l’américain Liberty viennent tout juste d’aboutir. Les deux géants des télécoms ont annoncé ce jeudi la fusion de leurs filiales britanniques, O2 et Virgin Media. Le nouvel ensemble est valorisé 38 milliards de livres (43,4 milliards d’euros), synergies comprises.

Outre ces synergies, estimées à plus de 7 milliards d’euros, O2 (propriété de Telefonica) et Virgin (filiale de Liberty) constitueront ainsi un nouveau poids lourd de la « convergence », un opérateur disposant de ses propres infrastructures fixes et mobiles. Outre-Manche, le terrain n’est à ce jour occupé que par BT, le seul à proposer un forfait mobile et un abonnement à une ligne haut débit dans une même offre.

O2 est en effet le premier opérateur mobile du Royaume-Uni avec 34 millions de clients, tandis que Virgin Media domine le marché du très haut débit. Un mariage leur permettra de consolider leurs forces de frappe respectives, alors que Virgin veut continuer de déployer la fibre et que O2 doit monter en régime sur les services 5G.

Des milliards en cash pour Telefonica

La complémentarité des deux filiales pourra aussi permettre de franchir l’obstacle de l’antitrust, les autorités se montrant en général plus disposées à valider une fusion entre un actif fixe et un actif mobile plutôt qu’entre deux acteurs du même segment de marché.

Celles-ci se pencheront sur la structure de l’opération : une joint-venture à égalité entre les deux parties, à l’image de celle réalisée par Liberty aux Pays-Bas avec Vodafone-Ziggo. Le géant américain du câble effectuera « un paiement en liquide de 2,5 milliards de livres (2,9 milliards d’euros) pour égaliser la participation dans la coentreprise », précise Telefonica dans sa présentation de l’opération aux analystes.

La transaction « doit permettre de réduire la dette nette de Telefonica de 5,5 à 5,8 milliards de livres » (6,3 à 6,6 milliards d’euros), souligne le groupe espagnol, dont l’énorme dette est le gros point noir depuis des années. Fin mars, elle atteignait 38,2 milliards d’euros.

lesechos

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