dimanche 20 septembre 2020
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Test – Clavier Advance GTA 210 : un premier prix convaincant

Test – Clavier Advance GTA 210 : un premier prix convaincant
« Vendredi 12 août, ICANN a informé la NTIA que toutes les conditions nécessaires pour exécuter le plan de transition seront complétées d’ici la fin du contrat »

Nous continuons notre tour d’horizon des claviers très abordables avec un modèle à moins de 20 €, l’Advance GTA 210. Ce produit entend principalement cibler les joueurs, mais a-t-il vraiment les moyens de ses ambitions ?

Présentation

Advance n’est pas une marque qui dispose d’une aura aussi forte que certains poids lourds du secteur. Pour la petite histoire, elle est rattachée au distributeur Suza International, qui commercialise également les périphériques Spirit of Gamer, avec un seul et même credo en tête : proposer des produits à très bas prix. Ce clavier GTA 210 orienté gaming le démontre bien ; il est affiché entre 15 et 20 € selon les revendeurs, alors que le premier produit dans cette catégorie apparaît autour de 70 € chez Logitech (G213 Prodigy), et environ 80 € chez Razer (modèle Cynosa).

Avec un tarif aussi agressif, le GTA 210 fait forcément envie. Mais au-delà de quelques codes propres aux périphériques dédiés aux jeux vidéo, comme un rétroéclairage RVB, ce clavier dispose-t-il des fonctionnalités pratiques de base que les joueurs sont en droit d’attendre ? C’est bien la question à laquelle nous nous proposons de répondre cette semaine.

Ergonomie

Un premier élément frappe d’emblée par rapport au précédent clavier que nous avions testé, (le LDLC Azerty+). Sa qualité de fabrication est très honnête, notamment pour ce qui relève de la rigidité du châssis ou la bonne tenue des pattes qui vont permettre de surélever légèrement la partie arrière du périphérique. Sur l’ensemble de nos sollicitations habituelles (torsions, pressions appuyées), le GTA 210 ne s’est pas déformé outre mesure, contrairement au produit LDLC ou au Logitech K120.

Autre point que l’on ne risque pas de manquer : la présence du rétroéclairage RVB. Il s’active dès le branchement du périphérique et remplit bien sa fonction première, à savoir assurer une bonne visibilité aux différents caractères présents. La couleur de chaque touche étant figée, il n’est pas possible de configurer un éclairage plus sobre, tout blanc ou bleu par exemple. Grâce à quelques raccourcis clavier, l’utilisateur peut néanmoins jouer sur l’intensité lumineuse (trois niveaux disponibles) et sur l’activation ou non d’un effet de respiration. Bien entendu, l’ensemble de l’éclairage peut être éteint, là encore par un simple raccourci clavier.

L’option visant à désactiver la touche Windows, ainsi que les différentes commandes multimédias partagées avec les touches F1 à F12, viennent compléter les possibilités de ce GTA 210. Là encore, si l’on prend comme base de comparaison ce que le clavier LDLC avait à offrir, on profite de prestations très honorables. Tout n’est évidemment pas rose : comme son concurrent, le GTA 210 est très léger et ne peut compter que sur deux patins antidérapants pour figer son positionnement sur le bureau. Guère dramatique, mais on a évidemment connu plus stable.

Sur cette première approche, et au regard de son tarif, ce clavier Advance est plutôt une bonne surprise. Toutefois, une connotation gaming implique des exigences fonctionnelles un peu plus relevées qu’un simple rétroéclairage RVB ou la possibilité de désactiver une touche Windows. Et c’est précisément sur cet aspect que le GTA 210 pourrait décevoir.

Frappe

Avec leur forme plate et leur épaisseur réduite, les touches du clavier GTA 210 peuvent donner l’impression qu’elles cachent des mécanismes de type chiclet. C’est pourtant un clavier à membrane qu’Advance nous propose. Et si sa qualité de frappe ne va pas aller tutoyer les produits les plus réussis de la catégorie, elle est plus agréable que celle du LDLC Azerty+ et équivalente à celle du K120 de Logitech. La course jusqu’à l’activation est certes minimale et l’utilisation d’une membrane induit nécessairement une certaine mollesse dans la frappe, mais la pression à exercer pour le déclenchement est suffisamment marquée. On ne dénote aucune instabilité au niveau des touches, et le rebond est bien dosé. Enfin, les touches sont suffisamment espacées pour limiter les erreurs de positionnement des doigts, dues à toute prise en main d’un nouveau clavier. Dit plus clairement, nous avons là un clavier qu’on utilisera avec plaisir — pour peu que la technologie membrane ne soit pas un frein — et qu’on maîtrisera très rapidement.

Le GTA 210 fera davantage débat sur sa connotation gaming. En ce qui nous concerne, une parfaite reconnaissance des touches sollicitées représente la base pour ce type de produit, et cet argument fait défaut sur le clavier Advance. Si deux touches sont déjà activées, la reconnaissance d’une troisième commence à devenir hasardeuse. À partir de trois touches, c’est le chaos. Rappelons que cette défaillance est par nature un phénomène de zone. Par exemple, si vous appuyez sur Z et D (pour avancer en diagonale dans un FPS), il y aura un problème sur les touches E ou S, et pas sur les touches Y ou U. Dès lors, la gêne occasionnée dépendra du jeu et de vos configurations de commandes habituelles.

Pour l’exemple, toujours sur un FPS et en tirant parti des touches SHIFT et CTRL, nous avons rencontré très peu de défaillances concrètes. Mais sur un positionnement de commandes plus recentré vers l’intérieur du layout, on imagine sans peine que les erreurs d’entrées seront plus nombreuses. Si l’on ajoute à cela l’absence de gestion logicielle ou de profils de fonctionnement, les fonctionnalités gaming sont quand même très limitées. Signalons cependant que même si aucun système de contre-mesure n’est mentionné, nous n’avons détecté aucun problème de ghosting (envoi par le clavier d’une commande non sollicitée provoqué par l’appui de plusieurs autres touches).

Enfin, un mot sur les nuisances sonores. La frappe est assez conforme sur cet aspect à l’ensemble des productions reposant sur des technologies membranes. Moins silencieux que du chiclet, mais bien moins bruyant qu’un clavier mécanique.

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