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TMT Finance Africa 2018 : Londres accélère l’investissement pour les télécoms, les médias et la tech en Afrique

TMT Finance Africa 2018 : Londres accélère l’investissement pour les télécoms, les médias et la tech en Afrique
Tout le gratin de la Fintech africaine sera de la partie, le 19 septembre prochain, au Radisson Blu Portman Hotel de Londres… et pour cause ! Les énormes opportunités de collecte de fonds et d’investissements à saisir, dont la ferveur s’illustre dans les récentes conclusions d’un rapport du Groupe bancaire africain Ecobank ; « Les transactions financières via les téléphones mobiles et internet devraient passer de 200 millions de dollars US en 2020 à 3 milliard de dollars US d’ici 2020 », indique ce dernier.

« Depuis le début de l’année, environ 100 millions de dollars US de collecte de fonds ont déjà été injectés dans le secteur des paiements fintech et mobile en Afrique, et d’importants capitaux devraient encore être déployés avant la fin 2018 », a annoncé TMT Finance dans un communiqué. « La demande de services, elle-aussi, devrait également connaître une forte hausse dans les années à venir sur le continent africain, une conjoncture favorable qui ne laisse pas indifférent les investisseurs européens », relate le fournisseur d’actualités spécialisé dans les fusions acquisitions, l’investissement et le conseil dans les télécommunications à l’échelle mondiale. Pour son 9e forum annuel, le TMT Finance Africa accueillera à Londres des tables rondes qui se concentreront sur l’investissement de capitaux dans le florissant secteur des Fintechs et du paiement en Afrique.

Un large spectre de réflexions

Au cours de la journée, les orateurs se relaieront pour aborder des problématiques variés comme les questions de stratégies de leadership pour la croissance régionale, mais aussi les prochains domaines de croissance et la manière dont ils changeront les modèles d’affaires existants. Les opportunités de fusion et acquisitions devraient être abordés, ainsi que la montée de la 4G et l’impact de la numérisation dans les stratégies d’investissements. Les conférenciers tenteront aussi d’éclairer les participants sur les bonnes stratégies de contenu numérique pour l’Afrique, encore vaporeuses. Le sujet de la gestion des risques politiques, économiques et réglementaires ne sera pas en reste.

La réglementation, l’accès à un internet fiable et abordable et le développement de la blockchain sont également des thèmes clés pour le secteur Fintech en Afrique, selon d’Arrast. « Nous nous attendons à ce que les plateformes de prêts B2B et les start-up anti-fraude suscitent le plus d’intérêt de la part des investisseurs. Les fonds de capital-risque jouent un rôle important – à la fois les entreprises locales et les investisseurs internationaux provenant souvent de l’Europe ou des États-Unis », a t-il déclaré.

Une étude plus approfondie de la croissance et de l’expansion des entreprises fintech en Afrique aura également lieu plus tôt dans la journée lors d’une session dédiée, avec des PDG et des médecins de Verdant Capital, goAfrica, Strider, Transsnet Payments, MFS Africa Ltd, One Finance & Investment Limited et présidé par la société de conseil Obsidian Occident.

Têtes pensantes de la Fintech

« La demande croissante de services de paiement et de prêt attire des investissements de la part des opérateurs mobiles, des banques et des fonds internationaux, se bousculant pour se positionner sur le continent. Ces nouvelles initiatives atteignent également des objectifs inclusifs fixés par les institutions internationales de financement du développement, qui ont rejoint plusieurs collectes de fonds au cours des douze derniers mois », déclare Joseph d’Arrast, éditeur Europe, Moyen-Orient et Afrique chez TMT Finance.

Un large panel d’acteurs du domaine de la finance numérique est attendu pour discuter des stratégies d’investissement. Plus de 70 autres conférenciers clés ont été annoncés, issus de sociétés telles qu’Orange, IHS Towers, Econet Wireless, Millicom Afrique, The Carlyle Group, Standard Bank, PAIX mais aussi du Centre de données d’Afrique de l’Est, d’Ethos Private Equity, de Rack Center, du géant de l’e-commerce nord-africain Jumia, mais aussi Uber, Intelsat, Huawei, Credit Suisse ou encore World Remit.

Marion Delpech

afrique.latribune

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