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Togo Couverture de 116% des besoins alimentaires en 2016: Où Ouro-Koura Adadazi…

Togo Couverture de 116% des besoins alimentaires en 2016: Où Ouro-Koura Adadazi…

Togo Couverture de 116% des besoins alimentaires en 2016: Où Ouro-Koura Adadazi trouve-t-il ses chiffres?

Le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de l’Hydraulique villageoise, Ouro Koura Agadazi a dans une intervention vendredi dernier, rassuré que la majorité des difficultés auxquelles faisait face le secteur agricole ont été résolues. Pour lui, cela a permis au Togo d’avoir de bons résultats par rapport aux autres pays de la sous région ouest-africaine.

« Le Togo couvrira ses besoins alimentaires à hauteur de 116% en 2016. Une performance que l’on peut attribuer au Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA) », a promis le ministre Ouro Koura Agadazi aux togolais, tout en vantant le mérite du Pniasa.

C’est à croire que le ministre Ouro-Koura Agadazi ignore le quotidien de ses concitoyens. En effet, plus de la moitié des togolais vivent en deçà du seuil de pauvreté national. Il est vrai que le classement des nations qui produisent le moins de richesse, le Togo est passé de la 15eme à la 10eme place, mais il a été établi par la banque France dans son rapport annuel de la zone franc qu’en 2014, les togolais vivants sous le seuil de la pauvreté dépassent 70% dans les zones rurales.

D’après la banque mondiale, en 2011 la proportion de la population togolaise vivant en dessous du seuil de pauvreté était de 54, 2%. Des chiffres qui démontrent que la proportion des togolais vivant dans la précarité augmente annuellement.

Le quotidien des togolais en est aussi un exemple édifiant. Si le ministre Ouro-Koura Agadazi fait une prévision de cette envergure pour cette année 2016 et jette des fleurs au Pniasa, l’on de demande par quel miracle cela se fera ?
Démarré en février 2012, le Programme national d’investissement et de sécurité alimentaire (PNIASA) du Togo, dont le coût est estimé à 600 milliards de francs Cfa a pour mission principale de booster le secteur agricole du Togo.

Le constat fait est que 3 ans après sa création, son impact sur le secteur agricole togolais se ressent est à peine, malgré les milliards injectés.

En témoigne, les crises répétitives dans le secteur agricole qui se matérialise par la flambée des produits vivriers de premières nécessité. L’année 2015 n’a pas dérogé à la règle avec une hausse des prix des denrées alimentaires notamment le mais, le mil etc.…Selon les informations, cette flambée était causée par la rareté des engrais devant servir aux productions agricoles.

Conséquence, il était quasiment difficile au togolais moyen d’avoir sa pitance quotidienne. On se demande alors où le ministre va chercher ses chiffres et s’il prend en compte l’impact de ses divers programmes et projets sur ses concitoyens.

Notons que le PNIASA comporte trois principaux projets : le Projet d’appui au développement agricole au Togo (PADAT), le Projet d’appui au secteur agricole (PASA) et le volet national du Projet régional de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO).

Un suivi rigoureux devrait plutôt être fait des fonds mis à la disposition du Pniasa afin d’atteindre les objectifs pour lesquels, il a été créé. Pour l’heure, il n’y a pas de quoi exulter.

SJ
icilome.com

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