Accueil / Finances / Togo : Déficit budgétaire, malgré la hausse des recettes

Togo : Déficit budgétaire, malgré la hausse des recettes

Togo : Déficit budgétaire, malgré la hausse des  recettes

Selon des récentes statistiques du gouvernement togolais, le Togo a enregistré une hausse des recettes budgétaires hors dons, la première moitié de l’année. Malgré cette hausse, le gouvernement togolais enregistre encore un déficit budgétaire de 181,2 milliards de francs CFA.

Selon les statistiques du gouvernement, les recettes budgétaires enregistrées par l’Etat togolais sont en hausse. Elles sont de 344,2 milliards sur la période de janvier à juin 2018. Une hausse donc de 8,9% enregistré, par rapport à l’année dernière à la même période.

Dans les détails, les statistiques indiquent qu’au premier trimestre de l’année, les recettes enregistrées étaient d’environ   148,7 milliards francs CFA, alors qu’elles étaient de 195 milliards francs CFA d’avril à juin (deuxième trimestre), soit un bond de 31%.

Toujours selon les chiffres, l’appui budgétaire (11,8 milliards francs CFA) sous forme de dons est toutefois resté stable par rapport au premier semestre 2017.

Déficit budgétaire

Malgré l’augmentation de ses recettes budgétaires, l’Etat togolais enregistre toujours un déficit budgétaire.  La hausse de 8,9% des recettes est en effet  insuffisante face aux multiples  investissements qu’a effectués le gouvernement de janvier à juin  2018.

Les dépenses et prêts nets estimées à 537,2 milliards FCFA, reparties en dépenses courantes pour 276,4 milliards, et dépenses en capital évaluées à 260,8 milliards FCFA, le solde global base engagement dégage un déficit de 181,2 milliards FCFA. Une nette dégradation due à une envolée les investissements ou dépenses en capital (+78%).

Entre croissance, dette et les effets de la crise

Plusieurs solutions s’offrent aux autorités togolaises pour combler le gap de leur budget. Le Togo pourrait par exemple – et c’est ce qui se fait souvent – recourir aux prêts, même si ces derniers risquent d’augmenter le poids de la dette, déjà au-delà des 70% du PIB. Sur ce point, le FMI recommande d’ailleurs au gouvernement togolais (et aux autres pays de la sous-région dans son rapport 2018 sur les perspectives économiques en Afrique subsaharienne) de mesurer les risques quand ils s’endettent et bien utiliser l’endettement pour créer de la croissance, afin de pouvoir payer la dette. Parlant de croissance, le pays peut en espérer 4,7 % cette année et 4,5 % en 2019, malgré les défis et surtout  à condition que les efforts de  redressement de l’économie togolaise soient poursuivis.

Rachidou Zakari, Lomé

Ecodafrik

Aller en haut