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Togo : le PND va coûter 4 622 milliards CFA dont 65% sera financé par le secteur privé

Togo : le PND va coûter 4 622 milliards CFA dont 65% sera financé par le secteur privé

 

Le gouvernement togolais aura besoin d’au total 4 622 milliards CFA, afin de financer son Plan national de Développement (PND) à l’horizon 2022. 65% de ce financement devrait provenir du secteur privé, que ce soit des entreprises privées togolaise ou étrangères.

Dans une interview parue dans le tout nouveau numéro du magazine panafricain Jeune Afrique, le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Sani Yaya a donné plus de détails sur le Plan national de développement (PND) adopté par le Togo il y a 8 semaines. Selon l’argentier du gouvernement togolais, le PND nécessitera un financement de 4 622 milliards de F CFA (7 milliards d’euros). 65% de ce financement, a-t-il ajouté, devrait provenir du secteur privé.

« Le secteur privé doit apporter près de 65 % des 4 622 milliards de F CFA (7 milliards d’euros) nécessaires au financement du PND. À nous de le rassurer pour qu’il apporte sa contribution au développement du pays », a déclaré le ministre Sani Yaya qui ajoute par ailleurs que le PND, désormais unique cadre de référence à moyen terme en matière de développement, s’appuie sur les résultats de la Stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi (Scape), mise en œuvre entre 2013 et 2017.

Le PND a été adopté le 03 aout dernier en conseil des ministres. Il s’agit d’un plan quinquennal  qui couvre la période 2018-2022 et qui désormais servira de document de référence pour le pilotage de l’action gouvernementale et les relations avec l’ensemble des partenaires du Togo. Le plan ambitionne de mettre en place un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région.

Cette stratégie se concentrera sur l’amélioration des infrastructures et des procédures au Port de Lomé, pour l’instant, le seul en eaux profondes de la sous-région, le renforcement des infrastructures routières et le hub aérien, déjà très animé par la compagnie panafricaine Asky, partenaire d’Ethiopian Airlines et d’autres acteurs majeurs africains. Plusieurs projets sont attendus dans le numérique. Des infrastructures clés devraient être renforcées pour augmenter la qualité des services fournis aux usagers dans ce secteur.

Le PND ambitionne aussi de révéler le Togo comme un centre de tourisme d’affaires et d’ériger la capitale Lomé, déjà centre par excellence des institutions financières (Boad, Bidc, Orabank, Ecobank, AFG ex-fonds Gari), comme plateforme financière et d’affaires de premier rang en Afrique.

Le deuxième axe va s’atteler à développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives. Ainsi, l’ambitieux projet de création des agropoles, soutenu par divers partenaires dont la Corée du Sud, la Boad et la Bad, la mise en place de parcs industriels, la stratégie nationale d’électrification qui table sur un taux de pénétration de 50% à l’horizon 2020 et 75% en 2025, la relance du secteur minier ainsi que la promotion des entreprises artisanales et des activités commerciales, sont la cheville ouvrière de ce deuxième pilier fondamental du PND.

Enfin, le programme d’actions du gouvernement togolais cherchera à consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion. En renforçant notamment le système éducatif et de la formation professionnelle, la fourniture des services sociaux de base (soins de santé de qualité, eau, électricité domestique), l’employabilité des jeunes, l’inclusion financière, l’équité et l’égalité des sexes…

Rachidou Zakari, Lomé

 

 

 

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