lundi 27 mai 2019
Accueil / La une / Total reprend les actifs d’Andarko en Afrique

Total reprend les actifs d’Andarko en Afrique

Total reprend les actifs d’Andarko en Afrique

C’est la plus grande acquisition de Total depuis près de 20 ans. Le rachat des actifs africains de l’américain Anadarko est un coup de maître de Patrick Pouyanné et de son équipe.

Le PDG de Total a lancé une contre-offre de 38 milliards de dollars de l’américain Occidental sur Anadarko pour coiffer son concurrent Chevron au poteau. Et Occidental semble bien parti pour emporter la mise puisque Chevron a annoncé jeudi qu’il ne relèverait pas son offre de 33 milliards sur Anadarko.

Dans le cadre de sa proposition de rachat, Occidental prévoit de vendre jusqu’à 15 milliards de dollars d’actifs d’Anadarko afin de financer l’opération. Le PDG a décidé rapidement et a évité les fuites avant l’annonce d’un accord contraignant d’un montant de 8,8 milliards de dollars, souligne une source chez Total. “Pouyanné a procédé de la même manière que pour les accords précédents: un groupe restreint, aucun banquier et aucun conseil externe”, a déclaré à Reuters une autre source au fait des négociations.

Le PDG de Total, à la tête du groupe depuis 2014, est connu pour ne pas nécessairement faire appel à des banquiers d’investissement et autres conseillers lorsqu’il conclut des accords. Certaines de ses acquisitions ont ainsi surpris les investisseurs, comme le rachat des activités pétrolières et gazières de Maersk en 2017 ou la reprise du portefeuille d’actifs amont de GNL d’Engie. Sa stratégie, qu’un analyste a qualifiée d’”opportuniste”, a rapidement permis d’améliorer les perspectives de croissance de Total.

Au cours de ces cinq dernières années, Total a ainsi acquis pour presque 20 milliards d’actifs. Mais cette frénésie d’acquisitions a également accru la dette et pèse sur le cours de Bourse. L’action a gagné 1,48% depuis le début de l’année, à comparer à une hausse de 5% pour celle de Royal Dutch Shell et de 6,7% pour BP. La méthode Patrick Pouyanné peut également sembler brutale, et des sources du secteur y voient une des raisons pour lesquelles achoppe la prise d’une participation du groupe dans un champ pétrolifère libyen.

financialafrik

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Champs obligatoires marqués par *

*

Aller en haut