Accueil / Auto & Transports / Toyota et Suzuki confirment étudier un partenariat

Toyota et Suzuki confirment étudier un partenariat

Toyota et Suzuki confirment étudier un partenariat

Le numéro un mondial pourrait s’associer à son compatriote qui peine à vivre seul. Il pourrait ainsi s’implanter significativement en Inde, via Maruti, filiale de Suzuki.

Ce qui n’était encore qu’une rumeur au début de cette année, a été confirmé. Dans un communiqué commun, Toyota et Suzuki disent avoir “commencé à explorer les opportunités en vue d’une collaboration, avec la conviction que cela aidera les deux compagnies à relever leurs défis respectifs”.

Les deux groupes veulent en particulier “renforcer leur collaboration dans les domaines de l’environnement, de la sécurité et des technologies de l’information”.

“L’environnement entourant l’industrie automobile connaît un changement rapide et radical, sans précédent”, expliquent les constructeurs. “En plus de la R&D qui est menée par chaque compagnie individuellement, il est de plus en plus important de travailler ensemble sur les technologies du futur, alors que se développe la conduite autonome.

En se rapprochant de Suzuki, qui occupe une position dominante en Inde grâce à la part de 56% détenue dans le premier constructeur national, Maruti Suzuki, Toyota peut espérer se renforcer dans ce pays où il n’a pas vraiment décollé.

Les technologies d’avant-garde de Toyota pour Suzuki

Suzuki, qui se retrouve tout seul après la rupture de son partenariat avec Volkswagen, pourrait de son côté bénéficier de la puissance de Toyota. Il pourrait notamment accéder à ses technologies hybrides, ou à pile à combustible ainsi qu’à ses fonctionnalités de sécurité avancées.

Les ventes annuelles mondiales du groupe Toyota tournent autour de 10 millions de véhicules, tandis que celles de Suzuki avoisinent les 2,8 millions (hors deux-roues).

L’industrie automobile japonaise vers une inévitable concentration

Le Japon compte huit constructeurs et même une dizaine si l’on ajoute les fabricants de poids lourds. Un chiffre considéré comme excessif par les observateurs et les Pouvoirs publics nippons. Un mouvement de consolidation devrait s’amorcer.

En janvier 2016, Toyota avait ainsi décidé d’acquérir la totalité de sa filiale de mini-voitures Daihatsu, marque qui, avec Suzuki, tire le marché nippon des mini-véhicules (cylindrée de moins de 660 cm3).

En mai, c’était au tour de Nissan (partenaire du français Renault) de tendre la main à Mitsubishi Motors, en plein scandale de fraude, en annonçant une prise de participation de 34% dans son compatriote.

largus.fr

Aller en haut