Accueil / Auto & Transports / Transports aériens : l’Angola, le Soudan et le Zimbabwe, les mauvais élèves en matière de rapatriement des recettes issues de la vente des billets

Transports aériens : l’Angola, le Soudan et le Zimbabwe, les mauvais élèves en matière de rapatriement des recettes issues de la vente des billets

Transports aériens : l’Angola, le Soudan et le Zimbabwe, les mauvais élèves en matière de rapatriement des recettes issues de la vente des billets

L’Association du transport aérien international (IATA) vient d’épingler l’Angola, le Soudan et le Zimbabwe. Ces trois pays sont accusés par les compagnies aériennes de créer des restrictions dans le processus de rapatriement des recettes issues de la vente des billets et services connexes.

A en croire l’IATA qui clôturait son Assemblée générale à Sydney, en Australie, ce 04 juin 2018, le montant des fonds bloqués dans ces trois pays avoisine 632 millions de dollars. Avec, dans le détail, 386 millions de dollars pour l’Angola, 170 millions de dollars pour le Soudan et 76 millions de dollars pour le Zimbabwe.

Selon Alexandre de Juniac (photo), directeur général et chef de la direction de l’IATA « La connectivité fournie par l’aviation est essentielle à la croissance économique et au développement. L’aviation soutient l’emploi et le commerce, et aide les gens à mener une vie meilleure. Mais les compagnies aériennes doivent avoir l’assurance qu’elles pourront rapatrier leurs revenus afin d’apporter ces avantages aux marchés ».

Malgré cette situation, l’IATA s’est dit encouragée par les récents efforts consentis par les gouvernements du Nigeria et de l’Angola. Alexandre de Juniac fait savoir, à ce propos, que les fonds bloqués à hauteur de 600 millions de dollars au Nigeria ont été rapatriés. Tandis qu’en Angola, près de 120 millions de dollars pour une enveloppe totale de plus de 500 millions de dollars ont également été récupérés.

A l’échelle mondiale, le montant des revenus bloqués totalisait 4,9 milliards de dollars à la fin de 2017. 16 principaux pays sont concernés par ces restrictions de rapatriement des fonds. C’est le Venezuela qui apparaît en tête avec près de 3,78 milliards de dollars de fonds bloqués. « Compte tenu de l’aggravation de la crise économique au Venezuela, une résolution semble peu probable à court terme », a précisé Alexandre de Juniac.

Rappelons que l’IATA représente environ 290 compagnies aériennes qui assurent 82% du trafic aérien mondial.

Stéphane Billé
agenceecofin

Aller en haut