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Travaux sur le RER A : un “défi logistique” à 100 millions d’euros

Travaux sur le RER A : un “défi logistique” à 100 millions d’euros

Une partie de la ligne du RER A – entre la Défense et Auber – est fermée du 25 juillet au 23 août inclus. La RATP remplace l’ensemble des voies, du lit de graviers et des systèmes d’aiguillage des trains, vieux de 40 ans.

La ligne la plus empruntée d’Europe (plus d’un million de voyageurs par jour en moyenne) est partiellement fermée. De 2015 à 2018, une partie du RER A sera fermée pendant quatre semaines chaque été. Puis de 2019 à 2021, les travaux estivaux auront lieu uniquement la nuit (22h30-5h00). Au total, 24 km de voies sous tunnel seront remplacés, ainsi que 27 aiguillages.

Le RER A représente un quart du trafic de la région Ile-de-France, un trafic en hausse de 20% en dix ans pour cette seule ligne. En heure de pointe, il peut y avoir jusqu’à 2.500 voyageurs par rame. La RATP rappelle qu’elle a renforcé ses lignes de métro, de tramways et prévu des bus pour compenser au mieux l’interruption.

Dans le tunnel du RER A sous la station Charles de Gaulle-Étoile, une pelleteuse déblaie le gravier usé pendant que le nouveau ballast est mis en place sur des premiers tronçons. “Faire rentrer 1.000 tonnes de ballast et faire sortir 1.000 tonnes de ballast usagés du tronçon central chaque jour, c’est un défi logistique étant donné que la ligne continue à être exploitée de part et d’autre de l’interruption”, détaille Vincent Le Bihan, un des chefs de projet.

“Cela fait cinq ans qu’on travaille dessus”, a confié mardi le directeur de la gestion des infrastructures de la RATP, Éric Dyèvre. Trois cents personnes sont mobilisées 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sur ce chantier qui avance au rythme de 320 mètres par jour. Coût total des travaux ? 100 millions d’euros. D’ici 2021, ces infrastructures renouvelées permettront l’arrivée progressive de nouveaux trains à deux niveaux sur le RER A.

Parmi les autres difficultés, Éric Dyèvre pointe la “coordination” avec les autres chantiers d’été du réseau ferroviaire francilien. “S’il y a des travaux sur les solutions de parcours alternatives au même moment, on paralyse tout le trafic”, a-t-il précisé. L’organisation des travaux dans la capitale est moins simple qu’ailleurs. “Les bureaux de chantier, c’est plus compliqué à installer place de l’Étoile qu’en banlieue ou en province”, a constaté Eric Dyèvre.

AFP/boursorama.com

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