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Trumpbadaboum à la Bourse

Trumpbadaboum à la Bourse

Les scandales à répétition qui agitent Washington rendent nerveux les boursiers qui commencent enfin à se dire qu’ils se sont peut-être emballés trop vite sur les promesses, notamment fiscales, du président Trump. Le Cac 40 subit sa plus forte baisse de l’année.

 

 

Jusque-là, la Bourse était restée plutôt complaisante face aux dérapages du président Trump. Jusque-là. Du simple bruit politique autour d’une tendance de fond tirée par une croissance mondiale synchronisée, semblaient penser les investisseurs. Mais voilà, depuis une semaine, les scandales à la Maison-Blanche s’enchaînent. Si, mercredi dernier, le limogeage du patron du FBI, James Comey, avait stupéfait les opérateurs de marchés, ceux-ci s’étaient rapidement raccrochés à la belle envolée des cours du pétrole pour remettre les indices sur des rails haussiers.

Ce mercredi, l’histoire ne s’est pas répétée. Que le Département de l’énergie fasse état d’une nouvelle baisse des stocks de brut la semaine dernière aux Etats-Unis, la belle affaire quand, à Wall Street, les banques plongent. Le Dow Jones est en passe de subir sa plus forte baisse de l’année, plombé par Goldman Sachs (-4%) et JPMorgan (-3%). Cette fois-ci, le spectre du Watergate agite les marchés financiers. Le dollar accuse le coup, envoyant l’euro à plus de 1,11, au plus haut depuis l’élection de Donald Trump. L’indice Vix de la peur flambe de près de 30%.

Avec Washington immobilisé suite à ces scandales à répétition, c’est l’agenda des promesses électorales – déjà très en retard – qui est maintenant totalement remis en cause. Les baisses d’impôts finiront-elles par voir le jour ? Chez CM-CIC Securities, les stratégistes en font cette lecture : « Le président américain continue d’enchaîner les bévues, si l’on peut se fier à des informations selon lesquelles il aurait cherché à influencer l’enquête du FBI concernant son ancien conseiller M. Flynn, même s’il le nie. Ceci fait suite par exemple au fait qu’il pourrait avoir communiqué des informations confidentielles au ministre russe des affaires lors de leur rencontre le 10 mai.
Le doute persiste, mais il réduit sa capacité à convaincre qu’il pourra délivrer ses promesses électorales en termes de réforme, que ce soit à court terme avec l’Obamacare (alors que le vote à la Chambre des représentants le 4 mai avait pu réalimenter l’idée qu’il pourrait avancer sur ce sujet) ou à moyen terme avec la question de la fiscalité. Ceci est de nature à entretenir la méfiance envers les actifs américains, comme on l’observe déjà sur les taux américains à deux ou dix ans, ou le dollar. »

EDF, l’effet Nicolas Hulot

A Paris, le Cac 40 (-1,63% à 5.317,89 points) subit également sa plus forte baisse depuis le début de l’année dans un volume relativement important de plus de 4 milliards d’euros, alimenté pour l’essentiel par les deux dernières heures de cotation.
Toutes les composantes de l’indice sont dans le rouge. Comme à Wall Street, les valeurs bancaires figurent en bas de tableau. BNP Paribas perd plus de 3%, Société Générale quasiment autant.
Sur le SRD, on notera la chute de 6,5% d’EDF qui a mal réagi à la nomination de Nicolas Hulot comme ministre d’Etat, en charge de l’écologie. Le titre de l’électricien avait été électrisé, hier, par le profil pronucléaire du Premier ministre Edouard Philippe.

 

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