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Tunisie : Les mesures ”douloureuses” dictées par le FMI

Tunisie : Les mesures ”douloureuses” dictées par le FMI

Suite à l’approbation par le Conseil d’administration du FMI de l’achèvement de la deuxième revue du Programme de réformes économiques de la Tunisie, l’accord entre les autorités tunisiennes et le FMI prévoit la mise en œuvre de manière “décisive” les mesures figurant dans le programme appuyé par le FMI pour maintenir la stabilité macroéconomique. Des mesures qui semblent être, en partie, douloureuses pour les Tunisiens.

Ainsi, le FMI souligne dans son communiqué qu’il sera crucial d’accroître les recettes fiscales de manière équitable et de freiner les dépenses courantes afin de réduire la dette et d’accroître l’investissement et les dépenses sociales.

“Pour 2018, il est prioritaire de renforcer le recouvrement des impôts, de mettre en œuvre les départs volontaires de fonctionnaires, de ne pas accorder de nouvelles augmentations salariales sauf si la croissance s’avère supérieure aux prévisions et de relever les prix des carburants chaque trimestre.

Le FMI indique aussi qu’il sera tout aussi important de répartir la charge de l’ajustement de manière équitable parmi les composantes de la société et de protéger les groupes vulnérables. “Les partenariats publics-privés ne devraient être menés que s’ils s’inscrivent dans un cadre juridique et réglementaire adéquat”, a-t-on appelé.

Concernant la Banque centrale de Tunisie (BCT), le FMI indique que des nouvelles hausses du taux directeur seront nécessaires pour ramener les taux d’intérêt réels en territoire positif à moins que l’inflation ne recule rapidement.

Par ailleurs, et dans la continuité de la dépréciation du taux de change réel en 2017, le FMI estime que la flexibilité du taux de change demeurera essentielle afin de corriger la surévaluation restante du taux de change réel, de réduire le déficit des transactions courantes et de reconstituer les réserves de change. “À cet effet, il conviendra de respecter le budget destiné aux interventions sur le marché des changes et d’organiser des adjudications de devises plus compétitives”, préconise le FMI.

In fine, le FMI indique que l’accroissement du financement à court terme du système de sécurité sociale devrait être suivi de réformes équitables et durables du système des retraites. “L’achèvement de la base de données sur les ménages vulnérables, qui est essentielle pour bien cibler l’assistance sociale, contribuera à préserver le contrat social”, estiment les analystes du FMI.

Omar El Oudi
ilboursa

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