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Uber contre taxi : la guerre gagne l’Afrique du Sud

Uber contre taxi : la guerre gagne l’Afrique du Sud

Vendredi, plusieurs chauffeurs de taxi mécontents ont manifesté en guise de protestation sous les fenêtres des bureaux d’Uber à Johannesburg.

Les taxis avec compteur en Afrique du Sud sont empruntés exclusivement par une clientèle aisée, concentrée dans les villes de Johannesburg et du Cap, à laquelle Uber offre une alternative au moins 25 % meilleur marché.

Taxis agacés par la concurrence

La filiale sud-africaine d’Uber a annoncé lundi avoir dû mettre en place des mesures de sécurité après plusieurs incidents avec des taxis, agacés par la concurrence de ces véhicules avec chauffeur dans le quartier d’affaires de Johannesburg. L’entreprise, qui se défend de vouloir priver les taxis de leur marché, a indiqué qu’elle avait « demandé l’aide de la police et de la gare du Gautrain [réseau express local] pour faire cesser ces intimidations ». « En outre, des mesures de sécurité ont été déployées à ces endroits », selon un communiqué. « Les récentes intimidations, dont un petit nombre de taxis sont à l’origine à la station du Gautrain et à Sandton City, ne font que confirmer pourquoi les gens choisissent de plus en plus des alternatives sûres et fiables comme Uber », a ajouté l’entreprise.

Sms de mise en garde

Selon l’agence radio EWN, plusieurs chauffeurs d’Uber ont été menacés et harcelés par des taxis mécontents. Ces derniers avaient organisé un petit rassemblement de protestation sous les fenêtres des bureaux d’Uber à Johannesburg vendredi. Des utilisateurs d’Uber, société américaine de véhicules de transport avec chauffeur (VTC), ont fait circuler des messages sms de mise en garde. « Depuis le début de l’année, nous discutons avec les associations de taxi pour trouver un moyen de nouer un partenariat. Pour nous, ce n’est pas Uber ou le taxi, mais Uber et le taxi », selon la société qui, pour l’instant, a échoué à rallier des chauffeurs de taxi à son système. La majorité de la population circule à bord de minibus taxis collectifs pour se déplacer ou se rendre au travail.

AFP/afrique.lepoint.fr

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