lundi 19 août 2019
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UEMOA : BAISSE DE 580 MILLIARDS DES ACTIFS EXTÉRIEURS NETS DES INSTITUTIONS DE DÉPÔT

UEMOA : BAISSE DE 580 MILLIARDS DES ACTIFS EXTÉRIEURS NETS DES INSTITUTIONS DE DÉPÔT
Les actifs extérieurs nets (AEN) des institutions de dépôt de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont diminué de 580,9 milliards en une année, à l’inverse des créances intérieures qui ont progressé de 3.177,1 milliards ou 12,0%, en rythme annuel, pour s’établir à 29.553,4 milliards.
La contraction des AEN est à mettre ‘’en liaison avec la dégradation des AEN de la BCEAO (-550,5 milliards)’’, explique la Note mensuelle de conjoncture économique dans les pays de l’UEMOA à fin avril 2019.
Elle précise que les réserves officielles de change de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) s’élèvent à 9.040,2 milliards. Elles connaissent ainsi une baisse de 3,8% par rapport à avril 2018.
Selon la publication de la BCEAO, cette orientation baissière des réserves est à mettre notamment en lien avec la ‘’moindre mobilisation de ressources extérieures par les Etats sur les quatre premiers mois de 2019 comparativement à la même période de 2018 où le Sénégal et la Côte d’Ivoire avaient levé 2.010,9 milliards sous forme d’euro-obligations’’.
‘’La couverture des importations de biens et services par les actifs de réserves est ainsi ressortie à 4,9 mois à fin avril 2019. Le taux de couverture de l’émission monétaire ressort à 77,3% après 76,6% en mars 2019’’.
En revanche, les créances intérieures se sont accrues de 3.177,1 milliards ou 12,0%, en rythme annuel, pour s’établir à 29.553,4 milliards, en liaison avec la hausse des créances sur l’économie et de celles sur les administrations publiques centrales (APUC).
‘’Le taux de croissance des créances sur l’économie s’est établi à 9,0% contre 9,8% à la même période de l’année 2018’’, relève la note de conjoncture économique.
Selon elle, ‘’la hausse du rythme de progression des créances sur l’économie entre mars et avril 2019 (9,0% contre 8,0% en mars ) est justifiée par celle de nouvelles mises en place de crédits. Ces dernières se sont accrues, traduisant un niveau des concours bancaires plus important que celui du mois de mars 2019’’.

ASG

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