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UEMOA : hausse du volume des nouveaux dépôts bancaires

UEMOA : hausse du volume des nouveaux dépôts bancaires
Le montant global des dépôts à terme effectués à l’ouverture de nouveaux comptes dans les banques de l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine s’est établi à 8 396 milliards de francs CFA en 2017 avec une hausse de 4,2% par rapport à 2016.

Le bilan des activités bancaires dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) est positif si l’on se réfère aux données rendues publiques par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, ce mardi 21 août 2018.

D’après l’institution, le cumul annuel des dépôts à terme effectués à l’ouverture de nouveaux comptes dans les banques de l’UEMOA s’est établi à 8 396 milliards de francs CFA soit près de 14,2 milliards de dollars en 2017. Pour la BCEAO, ce montant représente une augmentation de 337 milliards de francs CFA, soit 4,2%, par rapport au montant global de 8 059 milliards francs CFA enregistré en 2016.

L’institut d’émission de l’espace ouest-africain a estimé que cette augmentation est en lien avec notamment la hausse des dépôts à terme effectués par les entreprises publiques (plus 17,6%), les ménages (plus 10,0%), et les entreprises privées du secteur productif (plus 5,0%) .

La hausse globale des dépôts à terme effectués à l’ouverture de nouveaux comptes est également une conséquence des performances au niveau des Etats. Au Sénégal par exemple, on note une hausse de 42,9%. Même tendance en Côte d’Ivoire, avec une hausse de 17,1%, au Mali avec une hausse de 14,6% et au Bénin avec une hausse de 7,1%. Par contre, dans les pays comme la Guinée-Bissau, le Togo, le Burkina Faso et le Niger, le montant des nouveaux dépôts est plutôt en baisse respectivement, de 54%, de 28%, de 13,8% et de 7,2%.

81,4% de dépôts de court terme

Donnant plus de précision, la BCEAO a indiqué que l’examen de la structure des dépôts suivant leur durée révèle qu’en 2017, 81,4% des dépôts effectués sont de court terme (inférieur ou égal à 2 ans) tandis que 21,6% sont de moyen terme (entre 2 ans et 5 ans) et 5,8% sont de long terme. La BCEAO a expliqué la prépondérance des dépôts de court terme par le fait que les agents économiques constituent des ressources pour satisfaire des besoins plus ou moins immédiats.

«Cette structure des dépôts peut constituer un obstacle dans le processus d’octroi des crédits et de financement de l’économie, car elle limite la capacité des banques à accorder des crédits à long terme», a fait remarquer l’institution financière ouest-africaine, expliquant que la mobilisation de ressources en vue du financement de l’économie de l’UEMOA nécessite la disponibilité d’une épargne adaptée au besoin de ce financement.

Sylvain Vidzraku

afrique.latribune

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