jeudi 24 septembre 2020
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UEMOA : Le Burkina Faso dans la moyenne haute des pays avec une croissance escomptée de 6.4%

UEMOA : Le Burkina Faso dans la moyenne haute des pays avec une croissance escomptée de 6.4%
La BCEAO et l’APBEF échanges périodiquement sur l’état de l’économie du Burkina

Au niveau des Etats de l’union, la croissance est au rendez pour l’ensemble des mois. Il est escompté une croissance de 6,6% avec 6,4% pour le Burkina Faso en 2019. Ce qui situe le pays dans la moyenne haute des pays de l’UEMOA. L’activité bancaire quant à elle se développe d’une manière harmonieuse. C’est ce qui ressort de la rencontre de concertation entre le Directeur National de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) Charles Ki-Zerbo et les Directeurs Généraux des Etablissements de crédit au titre du 4ième trimestre 2019.

Les rencontres de concertation entre la direction nationale de la BCEAO et l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Burkina (APBEF) sont inscrites dans l’agenda trimestriel des deux institutions. Elles permettent aux différentes parties d’échanger autour de l’état de la situation économique, financière notamment bancaire des pays membres de l’UEMOA et du Burkina Faso en particulier ainsi que les perspectives en termes de projections.

A ce titre, le Directeur National de la BCEAO, Charles Ki-Zerbo a apprécié globalement la situation économique des pays de la zone. Il a relevé que l’année 2019 était un rendez important pour la convergence communautaire. La plupart des Etats de l’UEMOA ont fait des efforts importants notamment sur un aspect fort import qui est celui de la gestion des déficits budgétaires a-t-il confié.  Selon lui, autant il y a un an les déficits étaient relativement élevés par rapport aux critères de convergence qui est au maximum 3%, autant les estimations montrent que grâce aux efforts des Etats en matière de collecte de recettes fiscales et de maîtrise d’un certain nombre de dépenses, il y a une tendance marquée vers le respect des critères importants précise-t-il.

Le Président de l’APBEF, Martial Ghoe-Akue

En outre, au titre de l’évolution du système bancaire au Burkina Faso, le Président de l’APBEF, Martial Ghoe-Akue, a laissé remarquer une progression de 10% des ressources, et 13% des emplois ainsi qu’une maîtrise du risque. Aujourd’hui les banques satisfont globalement à tous ce qui est cadre règlementaire de la banque centrale a-t-il indiqué. Malgré l’environnement qui présente certains risques notamment ceux sécuritaire, l’activité bancaire se développe d’une manière harmonieuse. Face aux défis sécuritaires et ceux liés au climat des affaires, les banques sont résilientes au Burkina Faso, elles se développent et se consolident rassure -t-il.

Une croissance 6% projetée au Burkina Faso en 2020

Le Directeur National de la BCEAO, Charles Ki-Zerbo

Pour 2020 2021, il est escompté la poursuite de la croissance des pays. Pour le Burkina la croissance projetée est de 6% du PIB a poursuivi le directeur national de la BCEAO. Toutefois, souligne-t-il, la prise en compte des exercices de cadrage, considère certains risques qui peuvent rendre plus difficile l’atteinte des résultats. Le risque auquel tout le monde pense en ce moment c’est bien sur le volet sécuritaire qui peut avoir des conséquences sur plusieurs secteurs économiques et aussi sur les finances publiques.

Les rencontres ont servi de cadre pour sensibiliser la profession bancaire sur les projets importants de 2020. Les projets essentiels pour les populations de la région en matière d’inclusion financière. Le premier porte sur la stratégie régionale d’inclusion financière qui est en cours de déploiement avec des stratégies nationales qui viennent appuyer la stratégie régionale. L’un des acquis importants qui a été mis en avant est la mise en place d’un programme régional d’éducation financière ciblé vers les populations jeune et les femmes. L’autre projet porte sur l’interopérabilité des services financiers numérique qui sera opérationnel en 2020. C’est-à-dire, la capacité de faire des transactions qui s’appuient sur les nouveaux outils technologiques, entre les comptes de banques des micro finances (SFD) et des comptes de monnaies électroniques, et quasiment sans obstacle d’un compte à l’autre.

Balguissa Sawadogo
Ecodafrik.com

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