Accueil / Développement / UEMOA: premiers bureaux d’information sur le crédit (BIC)

UEMOA: premiers bureaux d’information sur le crédit (BIC)

UEMOA: premiers bureaux d’information sur le crédit (BIC)

Par Madonna Gerber et Sylvain Sankalé du cabinet Eversheds

La Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a récemment confié à Créditinfo VoLo, société implantée au Sénégal et en Gambie et joint-venture de Créditinfo Group et VoLo Africa, la mise en place des premiers bureaux d’information sur le crédit (BIC) dans les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Buissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. Les premiers BIC devraient être fonctionnels à partir de juin 2015.

Selon la Loi Uniforme portant règlementation des BIC dans l’UEMOA en date du 3 juin 2013, “le BIC est une institution qui collecte, auprès des organismes financiers, des sources publiques et des grands facturiers (sociétés de fourniture d’eau, d’électricité, sociétés de téléphonie, etc.), des données sur les antécédents de crédit ou de paiement d’un client. Ces informations sont, ensuite, commercialisées auprès des Etablissements de crédit, des Systèmes Financiers Décentralisés et des grands facturiers, sous la forme de rapports de solvabilité détaillés”.

Selon l’édition 2013 du rapport « Doing Business », publié annuellement par le Groupe de la Banque Mondiale, les Etats membres de l’UEMOA s’étaient classés parmi les économies les moins performantes en matière de facilité d’obtention de crédit.

Face à ce constat, la BCEAO a décidé, en septembre 2013, de conclure avec la Société Financière Internationale un Protocole d’Accord de coopération pour assurer la promotion des BIC dans ses Etats membres.

En facilitant l’accès des établissements financiers aux informations sur la qualité de crédit d’un emprunteur, la BCEAO espère impulser l’attribution de financement aux opérateurs.

La BCEAO souhaite accroître les financements accordés dans la zone UEMOA en facilitant l’accès des établissements financiers aux informations sur la qualité de crédit des emprunteurs, ce qui permettra globalement à chacun des pays concernés d’obtenir une meilleure notation dans le rapport « Doing business ».

financialafrik.com

Aller en haut