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UITP-Milan : Pour Iveco bus l’avenir des bus et cars passe aussi par le Gaz naturel

UITP-Milan : Pour Iveco bus l’avenir des bus et cars passe aussi par le Gaz naturel

A Milan la vedette du stand d’Iveco Bus sera le nouveau bus au gaz naturel issu de sa gamme Urbanway. Le constructeur franco-italien croit plus que jamais à la solution gaz naturel pour alimenter les lignes périurbaines d’autobus et les lignes d’autocars.

Alors que l’on évoque avec de plus en plus d’insistance le bus 100% électrique comme la voie d’avenir pour les autobus, Iveco bus veut nous ramener à la réalité. Malgré les discours ambiants, il faudra encore bien des années avant que les bus électriques ne supplantent dans nos villes la motorisation gazole. Et encore plus longtemps avant que cette technologie ne s’adapte aux autocars de nos campagnes.

Ce n’est pas le frein technologique qui sera le plus difficile à lever mais la cruelle réalité économique. Quelle que soit la technologie le surcoût sera conséquent par rapport au gazole. Un bus au gaz coûte 20% plus cher à l’achat et il faut investir dans une station de compression, pour l’hybride le surcoût est de 60% par véhicule. Quant au 100% électrique personne ne s’aventure à donner de chiffres tant la technologie est balbutiante.

Plein Gaz

Alors, au salon UITP de Milan la vedette du stand Iveco bus n’est ni un bus 100% électrique ni un bus hybride, mais la version Gaz naturel Véhicule (GNV) de sa gamme Urbanway, présenté en première mondiale. “Nous pensons que cette année va être celle de la consécration du gaz, prédit Philippe Grand. La technologie est maitrisée et le GNV a démontré ses vertus en termes d’émissions de polluant. Les particules notamment, sujet numéro un de sensibilité des politiques, sont inexistantes.”

Hormis les zones denses des villes ou l’hybride, désormais mature, devrait finir par s’imposer malgré son surcoût, c’est bien sur le Gaz naturel et mieux encore le biométhane que va miser le constructeur. “Le fait que la RATP prévoit qu’en 2025 25% de sa flotte sera au biométhane nous conforte dans cette voie.”

Pour les bus des villes comme les cars des champs

Le constructeur est d’autant plus optimiste sur l’avenir du gaz que c’est actuellement et sans doute pour de nombreuses années, la seule solution possible pour sortir du gazole dans les zones périurbaines des villes et en zone rural. “L’électrique ou l’hybride en périurbain et en interurbain c’est très compliqué et très cher”, explique Philippe Grand. Une litote pour ne pas dire que c’est impossible à court et même à moyen terme.

La percée du gaz dans ces zones dépendra aussi du développement de la méthanisation encore émergente en France. Le bio-méthane présentant un bilan environnemental encore meilleur que le gaz naturel. Pour avoir une idée du développement possible de cette filière il faut savoir que le parc d’autocars interurbains et scolaires en France est actuellement de 70 000 véhicules contre 20 000 autobus.

Un marché européen prometteur

Pour Iveco bus le gaz est aussi un bon moyen pour se développer à l’international notamment dans les pays de l’Est de l’Europe où circulent encore beaucoup de bus au normes Euro 1 et Euro 2. Ainsi en 2014 Iveco bus a remporté deux marchés de respectivement 150 bus au gaz pour Bakou dans le cadre des jeux paneuropéens et 350 pour Astana au Kazasthan dans l’optique de l’exposition universelle de 2017.

Le développement de la filière gaz pourrait également être porté par la volonté “de plus en plus affichée” par les collectivités de remplacer les bennes à ordures diesel par du gaz. Les stations de compression qui représentent l’investissement le plus lourd pourrait ainsi être amorties plus rapidement. Philippe Grand pense par ailleurs que le gaz à un avenir dans le domaine des poids lourds notamment ceux utilisés pour les livraisons urbaines.

Robert Viennet
mobilicites.com

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