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Un casse-tête à 180 millions $ entre South African Airways et Standard Chartered Bank

Un casse-tête à 180 millions $ entre South African Airways et Standard Chartered Bank

Le transporteur aérien sud-africain South African Airways qui vole en zone de turbulences, doit faire face au remboursement d’une dette de 2,3 milliards de rands (180 millions $) à Standard Chartered Bank, et qui arrive à maturité à la fin du mois de juin, apprend-on de la presse économique sud-africaine.

Le groupe bancaire basé à Londres, aurait refusé une offre de restructuration de cette dette et exige désormais le remboursement. Comme la plupart des créanciers de l’Afrique du sud ou des sociétés sud-africaines à capitaux publics, Stanchart craindrait de ne pas pouvoir récupérer son argent, dans un contexte de récession, perte de confiance des investisseurs et risques d’empilement de créances douteuses pour les banques.

Le risque de défaut de la part de l’une des plus importantes compagnies aériennes d’Afrique n’est pas nouveau. Mais sous l’ancien ministre des finances Pravin Gordhan, les investisseurs étaient en confiance. Son départ suite à son limogeage par le président Jacob Zuma a quelque peu entaché cet état d’esprit.

On est donc loin des discours de réconfort, lorsqu’était annoncé ce prêt en 2013, pour l’acquisition de 10 nouveaux appareils Airbus, supposés rajeunir la flotte de la SAA et lui permettre d’améliorer son exploitation. L’opération réalisée via Pembroke, filiale à 100% de Standard Chartered Bank et spécialisée dans le financement aéronautique, était alors présentée comme majeure.

« Nous sommes ravis de pouvoir soutenir SAA dans cette importante transaction et de tirer parti de notre expertise en banque d’investissement pour financer ces avions, ainsi que pour participer à cette nouvelle transaction de vente et de crédit-bail», déclarait alors les responsable de la banque britannique. « Nous sommes vraiment reconnaissants que Standard Chartered ait accepté de financer les 10 premiers avions dans le cadre du renouvellement de notre flotte. L’accord améliorera considérablement la stratégie de croissance nationale et régionale de notre compagnie », commentait pour sa part le Directeur Général de la SAA.

Finalement, les choses ne se sont pas passées comme prévues et le transporteur aérien doit supporter des coûts financiers importants (près de 1,2 milliard de rand par an) en rapport au refinancement de sa dette. Le nouveau ministre des finances sud-africain, devrait annoncer un énième plan de sauvetage d’ici octobre 2017. Mais il n’est pas sûr que Stanchart attende jusque-là.

Au sein du conseil d’administration de la SAA, on multiplie les réunions pour trouver une solution à ce problème qui est reconnu, même si on ne confirme pas le montant. La banque pour sa part ne fait pas de vague, et n’a pas communiqué sur le sujet.

Idriss linge
agence ecofin

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