jeudi 21 janvier 2021
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Un face-à-face Africain

Un face-à-face Africain

Depuis quelques années, les sommets Chine-Afrique, France-Afrique, Union européenne- Union africaine, Russie-Afrique, Japon-Afrique et, pour finir, Etats-Unis-Afrique, celui-ci ayant été délaissé par le président américain Donalkd Trump dont on connaît le sentiment à l’égard des pays africains, abondent en promesses et en projets, souvent enchanteurs. C’est que le continent attire, avec force, les puissances qui comptent. Celles-ci visent, en premier lieu, ses abondantes richesses naturelles et, en second lieu, son marché en expansion, malgré la nette insuffisance des ressources financières. Une insuffisance compensée, évidemment, par l’exploitation des gisements de pétrole, de gaz, de diamant, d’uranium, de phosphate et de bien d’autres biens dont les puissances concernées ont besoin pour poursuivre leur course vers un leadership économique et politique. Or, l’Afrique doit s’affranchir de cette approche dont on devine, aisément, qu’elle n’est pas garante de son développement réel.

Le Nepad, dont l’Algérie a été et demeure un artisan majeur, n’a pas, malheureusement, tenu toutes ses promesses. Pourtant, il a permis quelques avancées notoires, telles le gigantesque projet de gazoduc NIGAL (4000 km), qui ira du Nigeria jusqu’en Europe, via l’Algérie, la route transafricaine reliant Lagos à Alger ou, encore, la Zone de libre-échange économique africaine (ZLECA), dont on espère des retombées, à la hauteur des moyens et des aspirations des peuples du continent. Des progrès nécessaires, mais pas suffisants, eu égard aux immenses besoins d’une grande majorité de peuples africains, démunis des outils basiques de la promotion sociale et, quelquefois, menacés par la famine, à cause d’un contexte d’insécurité permanente ou de guerre, plus ou moins entretenues.

L’Union africaine doit agir davantage pour assurer le lien organique entre les Etats qui peuvent jouer le rôle de locomotives du développement, en particulier l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Egypte, l’Angola et quelques autres. Ces pays ont le savoir-faire indispensable à des projets mineurs comme la production d’électricité à partir de barrages hydrauliques ou de l’énergie solaire, la construction des routes etc. Ils sont, également, outillés pour un partenariat afro-africain dans les domaines de la formation et de la recherche, spécifiques aux besoins de l’agriculture, dans des zones difficiles. Partant de ces paramètres, il apparaît que le rendez-vous le plus important dont le continent pourrait tirer un profit conséquent est celui d’un sommet Afrique-Afrique, parallèlement aux autres rencontres, diplomatiquement bruyantes, mais sans incidence majeure sur le devenir des peuples africains.

lexpressiondz

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