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«Un potentiel économique à valoriser»

«Un potentiel économique à valoriser»

Face à la chute des cours du brut et à la baisse des revenus issus des hydrocarbures, les nouveaux choix économiques et sociaux sont scellés. Dans un message adressé à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance et de la Fête de la jeunesse, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a mis en avant la nécessité d’une «rationalisation accrue» des dépenses publiques, d’une mobilisation des capacités économiques nationales et la lutte contre la fraude afin de protéger «l’investissement honnête».

Le premier magistrat du pays concède le sérieux de la conjoncture, rappelant que «l’Algérie est aujourd’hui confrontée à un effondrement des cours des hydrocarbures. Cela affecte les revenus extérieurs de l’Etat». Pour y faire face, la seule option : «la rationalisation accrue dans la gestion des finances publiques, pour traverser cette perturbation économique mondiale.»

Cependant, il n’est pas question d’évoquer une quelconque austérité, le président de la République insistant sur les efforts entrepris par l’Etat pour écarter toute injustice ou exclusion sociale. Il rappelle, à cet effet, que «la politique publique de développement s’étend à toutes les contrées du pays et les transferts sociaux à partir du budget de l’Etat sont d’un niveau incomparable dans le monde entier».

Rationaliser les dépenses, tout en garantissant des transferts sociaux et des programmes de développement susceptibles de garantir l’accès à tous aux soins, à l’éducation, au logement, des conditions de vie décente et l’emploi aux jeunes. L’équation semble difficile à résoudre.
Il ne faudra plus compter sur le seul bas de laine constitué durant les années de vaches grasses.

Le président de la République indique qu’«outre quelques réserves de changes accumulées, l’Algérie dispose d’un potentiel économique important à valoriser davantage». Des capacités qu’il faudra libérer, d’autant plus que c’est d’elles que dépendra désormais le progrès du développement national. Le président Bouteflika insiste ainsi sur le fait que «les programmes publics de développement en cours permettront de répondre aux besoins de nos compatriotes en logement, en santé ou en formation.

La mobilisation des capacités économiques publiques et privées, conjuguées avec l’apport du partenariat extérieur, apportera aussi des réponses à la demande d’emplois». Pour cela, il faudra lever les «pesanteurs bureaucratiques», mais aussi mettre ces potentiels «à l’abri des fléaux parasitaires de la fraude, laquelle coûte tant au Trésor public et constitue le pire ennemi de l’investissement économique honnête». Le président de la République n’en dira pas plus, même si la fraude peut revêtir plusieurs formes, allant de l’évasion fiscale à la fraude à la facturation à l’import en passant par les diverses formes de sous-déclarations et de détournement des subventions.

Quant aux choix économiques qui présideront désormais, n’en déplaise aux chantres de la gauche radicale, l’Algérie entrera de plain-pied dans l’économie de marché. Le président de la République est clair à ce propos : «Le monde est riche en exemples de pays avec lesquels nous avons partagé certains référents idéologiques, et qui s’affirment aujourd’hui en puissances, adeptes de l’économie de marché, grâce à la mobilisation de leurs capacités nationales, publiques et privées, ainsi qu’au recours au partenariat étranger.»

M. R.
elwatan.com

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