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Un prix du pétrole bas sur le long terme présente un risque pour le secteur bancaire…

Un prix du pétrole bas sur le long terme présente un risque pour le secteur bancaire…

Un prix du pétrole bas sur le long terme présente un risque pour le secteur bancaire nigérian, selon Moody’s

Dans une note d’analyse publié lundi 26 octobre 2015, l’agence américaine de notation Moody’s explique que des banques nigérianes sont exposées aux risques d’un prix de pétrole bas, car cette situation plombe leurs liquidités en dollars et affecte négativement leurs positions bilancielles

Après une chute de près de 5% en début de semaine dernière, les prix du pétrole ont franchit de nouveau la barre des 32$ en raison, selon certains observateurs, de la vague de froid qui frappe l’Europe et l’Amérique du nord, et qui ont provoqué une légère hausse de la demande des hydrocarbures sur le marché international. Le consensus actuel est cependant bâti autour de l’hypothèse d’un prix de pétrole au niveau des 30 $.

Une photographie de la situation au 30 septembre 2015, fait ressortir deux choses principales. 40% des prêts accordés par ces banques ont été effectué en dollars US. Dans un contexte de gestion de politique de change restrictive, le remboursement de ces prêts risque de connaitre des difficultés. Du côté des actifs, les dépôts de la clientèle en dollars ont chuté de près de 20% à la période de référence, comparativement à septembre 2014. Pour l’instant, l’équilibre reste maintenu et les banques font encore face à leurs engagements.

L’autre risque de la situation actuelle des prix du pétrole est l’exposition à un secteur unique. Le total des prêts accordés au secteur pétrolier notamment amont, représente près de 24% des prêts accordés à l’économie avec, pour certaines banques, une exposition bien supérieure. On retrouve dans ce registre First Bank of Nigeria Holdings (+ de 45%) ou encore Sterling Bank (+ de 40%).

Certains de ces prêts sont déjà restructurés, mais le risque est désormais plus grand de voir les provisions pour créances douteuses dépasser les prévisions initiales, les banques ayant misé sur un baril de pétrole à 40$ en 2016.

Enfin, la rareté du dollar au sein de l’économie nigériane qui est provoquée par le repli des prix de l’or noir, constitue un risque pour les revenus issus des services de change et des avances en dollars, car les financer devient plus couteux.

Lundi 22 décembre 2015, l’indice du sous-secteur des banques sur le Nigerian Stock Exchange, a terminé sur une hausse de 1,84%, cumulant une progression hebdomadaire de 9,45%. Mais depuis le début de l’année, cet indice affiche un repli de 15,4%.

Idriss Linge
agenceecofin.com

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