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Urbanisation de l’Afrique : Veolia plaide pour la « co-création »

Urbanisation de l’Afrique : Veolia plaide pour la « co-création »

Le Continent se transforme à pas de géant et le nombre de ses habitants augmente. Ce développement démographique porteur d’urbanisation galopante met les pouvoirs publics face à un énorme défi, celui d’offrir aux populations le meilleur accès possible aux ressources tout en préservant l’environnement. Parmi les plus importants partenaires des pouvoirs publics africains qui les aident à relever ce défi, Veolia, leader mondial de la gestion optimisée des ressources.

L’Afrique change de vitesse et change à grande vitesse. En à peine dix ans, elle s’est imposée comme le Continent de croissance, d’investissement et d’attractivité. En gagnant 1 milliard d’habitants d’ici 2 050 pour atteindre 2 milliards de personnes, le Continent s’apprête à vivre une révolution urbaine sans précédent. Les chiffres sont édifiants. Deux Africains sur trois vivront dans une ville, alors qu’aujourd’hui déjà 52 villes africaines ont plus de 1 million d’habitants. Cette croissance démographique favorise l’émergence de nouvelles classes moyennes connectées qui boostent la croissance économique.

Durant les dix dernières années, l’Afrique a enregistré un taux de croissance de près de 5%. Elle est promise à des niveaux de croissance tout aussi importants dans les années à venir. Mais cette croissance amène dans son sillage des défis majeurs qu’il est indispensable de relever.

Une croissance qu’il faut accompagner

L’expansion urbaine et la croissance démographique entraînent d’inévitables tensions portant sur les ressources dans les villes. Les tensions portent en premier lieu sur l’eau potable, puis sur les conséquences du rejet des eaux usées qui croissent en proportion du nombre d’habitants et de l’eau consommée, mais aussi sur les sources d’énergie, de plus en plus rares et dont l’exploitation devient insuffisante pour satisfaire les besoins d’une population grandissante.

Pour Patrice Fonlladosa, président des activités Afrique Moyen-Orient de Veolia, la référence mondiale de la gestion optimisée des ressources, «l’Afrique est en pleine transition urbaine, repenser la “cité africaine” est plus que jamais une nécessité. De vastes réformes de planification et des stratégies d’urbanisation doivent être portées et mises en oeuvre par les collectivités locales, les États, avec le soutien des organisations internationales».

De par son positionnement sur le Continent où elle conçoit et déploie des solutions pour la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie, Veolia dispose aujourd’hui d’une vision claire des enjeux de l’urbanisation africaine. C’est ce qui fait dire à Patrice Fonlladosa, qu’«à croissance équivalente, l’Afrique représentera en 2 050 le PIB de la Chine. C’est dès aujourd’hui un relais de croissance pour nos entreprises et la dernière frontière économique mondiale. L’Afrique est à équiper en infrastructures énergétiques durables, dans les services d’eau potable, dans l’assainissement et dans le traitement des déchets. Mais aussi en formations techniques et supérieures adaptées aux besoins des entreprises. Il faut, plus que jamais, oser l’Afrique, aux côtés des autorités locales et des entrepreneurs africains et créer de nouveaux partenariats innovants. Ils déboucheront sur des emplois stables et qualifiés».

Nul besoin donc d’insister sur l’importance d’investir dans ces secteurs stratégiques. Les besoins d’investissement dans les villes d’Afrique subsaharienne sont estimés à plus de 35 milliards de dollars par an. Les villes africaines, dont le taux de croissance est le plus élevé au monde, doivent rattraper leur retard dans ce domaine, car il y a bien un retard et ses conséquences peuvent être catastrophiques. Lorsque la croissance urbaine se fait sans infrastructures et de façon non maîtrisée, elle engendre des quartiers informels non raccordés aux services essentiels, qui deviennent sources d’inégalités, de pollutions des sols et de tensions sociales. Les villes sans infrastructures solides et bien pensées sont des bombes sanitaires et environnementales à retardement.

Du sur-mesure pour servir l’Afrique

La construction des métropoles de demain nécessite non seulement la mise en place de réelles infrastructures urbaines de transport, de collecte des déchets, d’accès à l’énergie et à l’eau potable notamment, mais également la clarification des droits fonciers pour faciliter l’émergence d’un marché formel de l’immobilier. Comment relever le challenge ?

Il n’y a pas de recette miracle, en Afrique comme à l’international. Il faut réunir plusieurs conditions : une gouvernance forte et stable des pays ; une décentralisation des responsabilités pour la gestion et le pilotage des infrastructures ; un accès aux financements internationaux ; des réponses locales aux problématiques locales. Plus que cela, il faut innover en proposant des offres sur mesure en réponse aux enjeux locaux et surtout en développant des solutions pragmatiques et agiles.

«L’innovation, c’est avant tout s’adapter aux besoins des marchés au travers de nouveaux modèles économiques performants».

C’est en tout cas la philosophie adoptée par Veolia. L’économie d’Internet a remis en cause les frontières des marchés traditionnels.

«Alors que nous sommes en phase de transition, ces nouveaux modèles économiques émergents à forte valeur ajoutée sont la clé de notre développement futur», explique Patrice Fonlladosa.

Et d’ajouter : «Pour faire face à la rareté des ressources naturelles tout en proposant à nos clients des solutions de pointe et compétitives dans un environnement toujours plus concurrentiel, la co-création avec des partenaires technologiques, financiers ou encore industriels est devenue une obligation».

L’affermage, un contrat «win-win»

Collectivités locales et pouvoirs publics ne peuvent relever seuls le défi de l’urbanisation. D’où la nécessité d’opter pour des partenariats à même de favoriser une croissance rapide et bien articulée. Le plus important préalable : bien définir les besoins des parties et le cahier des charges. «Les montages possibles sont très variés, ce qui permet d’avoir une grande agilité et de s’adapter aux différents contextes existants», avance Patrice Fonlladosa, qui ne manque pas de rappeler que Veolia propose justement «une palette très variée de modes contractuels adaptés aux besoins de ses clients, depuis les activités d’ingénierie-conseil jusqu’à la délégation complète du service ».

Mais le contrat d’affermage reste, selon notre interlocuteur, l’un des «nouveaux» modèles contractuels les plus adaptés au contexte africain. Ce modèle, par lequel le contractant s’engage à gérer un service public, à ses risques et périls, contre une rémunération versée par les usagers, a cette particularité de séparer la société de patrimoine de l’opérateur de service. C’est justement le modèle pour lequel l’État du Niger a opté au début des années 2000. Pour faire face à la demande de plus en plus croissante de la population et à la vétusté des infrastructures, les pouvoirs publics ont procédé à une réforme institutionnelle du sous-secteur de l’eau.

Cette réforme a débouché sur la privatisation de la Société Nationale des Eaux (SNE) en faisant appel à un professionnel comme repreneur stratégique, qui n’est autre que Veolia.

La société reprise par Veolia se charge de l’exploitation du service public de la production, du transport et de la distribution d’eau potable en zone urbaine et semi-urbaine. La société de patrimoine des eaux du Niger (SPEN), qui a été créée à la suite de la réforme, se charge pour sa part de l’ensemble du patrimoine hydraulique de l’État en zone urbaine et semi-urbaine. Ce contrat d’affermage est assorti d’un contrat de performance qui décrit les conditions d’exercice de la mission d’exploitation du service public de production, du transport et de distribution d’eau potable, la gestion commerciale et la communication avec les abonnés.

«En Afrique, Veolia accompagne durablement les territoires qui lui font confiance sur les sujets d’infrastructures urbaines eau-assainissement-déchets-énergie et contribue au développement économique durable et au progrès social des pays africains. Également, Veolia permet le financement de projets rendant possible l’accès sécurisé aux services essentiels : les services de l’eau, des déchets et de l’énergie ; et accompagne le développement industriel du Continent tout en respectant les normes environnementales internationales. C’est notre façon d’opérer et d’être acteur durable des territoires», conclut Patrice Fonlladosa.

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la tribune afrique

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